Accusé d'agressions sexuelles, George Tron menace de "balancer" lors de son procès

Accusé d'agressions sexuelles, George Tron menace de "balancer" lors de son procès
Le maire de Draveil (Essonne) comparaît devant les assises à partir de mardi 12 décembre.
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Orange avec AFP, publié le dimanche 10 décembre 2017 à 19h25

Dans une interview accordée au JDD, George Tron revient sur l'affaire qui a "été traumatisante pour ses proches" à la veille de son procès pour agressions sexuelles, qui s'ouvre mardi 12 décembre.



L'ancien secrétaire d'État à la fonction publique nie notamment le nombre de ses accusatrices : "je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur". Selon lui, il y aurait "en réalité, huit ou neuf personnes (...)
gênées par ma pratique de la réflexologie plantaire".

Il précise d'ailleurs que des hommes ont également eu droit à cette attention, "entre 24 et 75 ans... et des physiques très différents".

Virginie Faux et Eva Loubrieux accusent George Tron d'avoir effectué plusieurs massages, sous couvert de réflexologie plantaire, qui ont ensuite dérapé vers des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010. Face à leur employeur et aîné d'une vingtaine d'années, elles déclarent avoir été incapables de s'y opposer. Cinq autres femmes ont également décrit les pratiques sexuelles du maire, seul ou avec son adjointe, Brigitte Gruel.

"JE VAIS SORTIR DE MA RÉSERVE"

Les faits remontent à la fin des années 2000 mais c'est en mai 2011 que "le Parisien" avait révélé les deux plaintes, rapidement suivies de l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Georges Tron avait alors démissionné de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, indiquant dans une lettre adressée au président Nicolas Sarkozy qu'il considérait comme "une affaire personnelle de faire reconnaître innocence en combattant les accusations vindicatives de deux anciennes collaboratrices".

Le maire de Draveil (Essonne) a toujours dénoncé un cabale politique, menée par le FN local et les frères Olivier, dont l'un est aujourd'hui très proche conseiller de Marine Le Pen.

Pour son procès aux assises, George Tron prévoit de se battre. "Jusqu'à présent, j'ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi", menace-t-il.

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