Accord et "fin de grève" au Samu de Seine-Saint-Denis

Accord et "fin de grève" au Samu de Seine-Saint-Denis
La CGT a salué dans un communiqué "une première victoire"

publié le lundi 24 décembre 2018 à 17h00

Le mouvement social entamé lundi 24 décembre concernait les 42 assistants de régulation médicale de Seine-Saint-Denis, qui réclamaient en premier lieu une hausse des effectifs.

Un "protocole d'accord" prévoyant notamment une dizaine de recrutements au Samu de Seine-Saint-Denis a été signé lundi 24 décembre dans l'après-midi, mettant fin à la grève des personnels non médicaux de ce service, a indiqué l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Un protocole d'accord vient d'être signé" et "la grève est levée" au Samu 93, a annoncé l'AP-HP dans un communiqué.

Le mouvement social entamé lundi matin concernait les 42 assistants de régulation médicale (ARM) de ce département, qui réclamaient en premier lieu une hausse des effectifs. Les autorités sanitaires ont mis sur la table "le recrutement de 10,3 postes supplémentaires". Ces embauches seront principalement (6,3 postes) financés par l'Agence régionale de santé (ARS), qui a débloqué dimanche une "enveloppe exceptionnelle" de 2,4 millions d'euros pour les huit Samu franciliens, soit 300.000 euros chacun.

"Un renfort pour la période hivernale"

L'AP-HP a complété cette somme par "un renfort pour la période hivernale" à hauteur de "trois postes de remplacement (...) pour pallier les éventuelles absences de longue durée". Un "vivier de personnel de remplacement", composé d'étudiants en santé formés à la régulation, sera en outre créé pour disposer d'un dernier poste "en cas de besoins ponctuels". L'accord prévoit par ailleurs de "favoriser l'accès des emplois contractuels aux concours et la titularisation" et de déposer une candidature pour la création d'une école d'ARM à l'hôpital Avicenne de Bobigny, où est installé le Samu 93.

"Tous les sujets ont été mis sur la table", a affirmé Aurélien Rousseau, directeur de l'ARS d'Ile-de-France. Signataire du texte, la CGT a salué dans un communiqué "une première victoire". Le Dr Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au Samu 93 et délégué syndical, s'est dit "satisfait du protocole".

"Nous allons passer d'un effectif théorique de 42 agents à 51, c'est pratiquement ce que l'on voulait", s'est réjoui Frédéric Adnet, directeur du Samu 93, regrettant cependant d'avoir dû "arriver à un rapport de force qui laisse des traces plutôt que se rendre à l'évidence du fait que nous n'étions plus en mesure d'apporter une réponse de qualité aux urgences".

Des répercussions dans le Val-de-Marne



Le dénouement en Seine-Saint-Denis devrait avoir des répercussions dans le Val-de-Marne voisin, où un préavis de grève a été lancé pour mercredi au Samu 94.

Afin de désamorcer de futures crises, l'ARS entend mener au premier semestre 2019 "une analyse globale du fonctionnement des Samu en Ile-de-France" mais aussi clarifier leurs relations avec les pompiers. "Le sujet des moyens, il existe, il faudra le traiter. Mais on ne peut pas le délier de la question de l'organisation", a estimé M. Rousseau.

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