Accident de Millas : "sans doute tout n'a pas été parfait", admet le responsable de la cellule psychologique

Accident de Millas : "sans doute tout n'a pas été parfait", admet le responsable de la cellule psychologique
Le bus accidenté dans la collision avec un TER sur un passage à niveau à Millas, photographié le 15 décembre 2017.

Orange avec AFP, publié le lundi 25 décembre 2017 à 19h25

Le directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir, dans les Pyrénées-Orientales, Philippe Banyols, qui a piloté la cellule d'aide médico-psychologique, a répondu aux plaintes des familles des victimes de la collision de Millas.

Samedi 23 décembre, ces derniers ont dénoncé les conditions de l'annonce des décès de leurs enfants, faite "sans compassion" et avec "froideur".

"Nous n'avions jusque-là pas eu de plaintes. Je pense que mon équipe était accessible, je suis même sûre qu'elle l'était", a défendu le responsable de la cellule psychologique sur France Bleu Roussillon ce lundi 25 décembre.



"LA COLÈRE EST UNE RÉACTION NORMALE"

Il estime que que le dispositif de prise en charge était approprié, avec "dix spécialistes du post-traumatisme (...) des psychiatres, des infirmiers, des cadres de santé, des psychologues", dont un grand nombre d'entre eux étaient intervenus après les attentats de Nice".

"La situation était absolument terrible : sans doute que tout n'a pas été parfait, parce que c'est un accident d'une telle envergure qu'il n'est pas possible d'organiser les choses parfaitement. Donc y a-t-il eu quelques accidents de communications ? Je n'en sais rien, mais en tout cas, il y avait, disponibles, des ressources qui étaient là pour recevoir (...) la plupart des familles qui souhaitaient être reçues l'ont été", a-t-il affirmé.

Philippe Banyols s'est toutefois montré compréhensif : "la colère, c'est une réaction normale". "Si j'étais à la place de ces familles, je serais probablement très en colère aussi et j'en voudrais à la terre entière. Je ne suis pas choqué et mes équipes ne le sont pas non plus d'entendre ce genre de choses, on est là aussi pour entendre ça", a-t-il encore réagi.

La collision entre un bus scolaire et un TER, à Millas, le 14 décembre a entraîné la mort de six collégiens.

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