Accident de Millas : les barrières du passage à niveau "levées", selon la conductrice

Accident de Millas : les barrières du passage à niveau "levées", selon la conductrice

Le procureur de la République de Marseille en charge de l'enquête s'est déplacé sur les lieux de l'accident.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le samedi 16 décembre 2017 à 18h21

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, s'est rendu à Milas deux jours après la collision entre un train et un car scolaire à Millas, dans les Pyrénées-Orientales.

Âgée de 46 ans, la conductrice du car scolaire, percuté jeudi 14 décembre par un train, a été entendue par les enquêteurs et leur a assuré que les barrières du passage à niveau étaient "levées" lors de sa traversée des voies, a d'abord déclaré le procureur.

Les enquêteurs ont cependant recueilli des "éléments matériels" sur la scène de l'accident, notamment "le bloc d'articulation de la barrière", tendant à montrer que celle-ci était au contraire fermée, a ajouté le procureur.

"Il faut relever que les éléments matériels qui ont pu être recueillis sur place et notamment le bloc d'articulation de la barrière mettent celle-ci en position fermée", a expliqué Xavier Tarabeux. 

De nombreuses auditions à venir

"Nous devons bien évidemment expertiser cet élément pour déterminer si c'est un fonctionnement qui est normal, ou au contraire si c'est la résultante de l'accident", a-t-il dit avec prudence. La conductrice est une mère de famille "en état de choc", a confié le procureur, après l'audition de cette dernière par les enquêteurs. 

"Elle indique que selon elle les barrières étaient levées", a ajouté le magistrat, soulignant que le bus scolaire "roulait à 12 km/h au moment du choc". Il a également précisé que les enquêteurs allaient "essayer de redéfinir le champ de vision de la conductrice à sa hauteur par un drone". 

"Il y a un important travail qui a été réalisé et il y a encore beaucoup d'auditions auxquelles il faut procéder pour qu'on puisse déterminer les circonstances précises de cet accident", a-t-il souligné.

"Nous avons examiné le parcours exact effectué par ce car peu de temps avant l'accident et notamment nous avons examiné le tachygraphe pour déterminer exactement comment se positionnait ce car scolaire qui était en mouvement à 12 kmh au moment du choc", a encore déclaré le procureur.

 
442 commentaires - Accident de Millas : les barrières du passage à niveau "levées", selon la conductrice
  • Beaucoup d'experts sans avoir rien vu sur ce forum......

  • ce n'est pas avec un drone mais avec un car identique qu'il faire une analyse de l'accident.barrieres baissees donc pourquoi ne sont t'elles pas brisees.

  • Chacun donne sa version ...... mais il y a quand même 4 systèmes, Sonnerie, feux rouges, abaissements, 28 à 30 secondes..... etc..
    on parle d'inattention par la routine quotidienne ....... (surtout lorsqu'il s'agit d'un car scolaire)..... celà semble un peu exagéré....... !!
    La SNCF, avec ses fonctions automatiques, oeut-, elle aussi être responsable, i il me semble......

  • Bonjour,

    Je rappelle à tout le monde qu'un passage à niveau possède quatre systèmes de sécurité avec dans l'ordre:
    - la sonnerie (environ vingt secondes avant l'arrivée du train)
    - le feu rouge clignotant (environ 3 secondes après la sonnerie, qui commande l'arrêt immédiat du véhicule routier, comme les feux tricolores aux carrefours)
    - l'abaissement des barrières ( environ 5 secondes après le feux rouge clignotant)
    - enfin, les barrières sont en plastique, de manière à pouvoir être brisées par le véhicule routier en cas d'inattention du conducteur routier, se trouvant au milieu du PN, barrières fermées devant et derrière lui, de manière à dégager la voie en urgence absolue, contrairement au passé où les barrières étaient métalliques.
    Donc, les barrières baissées ne sont que l'ultime sécurité, la sonnerie annonçant le feux rouge qui commande l'arrêt absolu.
    Une hypothèse qui me semble la plus plausible, est que la conductrice,vraisemblablement inattentive par la routine quotidienne de son trajet ou un autre élément, s'est engagée sonnerie retentissante et feux rouge en fonction depuis quelques instants, et les barrières se sont abaissées immédiatement après son engagement, ce qui a dû la stresser au point qu'elle n'a eu le réflexe d'appuyer à fond sur l'accélérateur (peut être même a-t-elle freiné par mauvais réflexe devant la barrière s'abaissant devant elle).

    char-ment, votre raisonnement est intéressant : mais selon mon expérience ( ça dépend peut-être des passages à niveau, mais je serais étonné qu'il n'y ait pas de normes précises à ce sujet) entre la fermeture des barrières et le passage du train, il s'écoule plusieurs secondes. Je suppose que la SNCF est en mesure d'apporter toutes précisions à ce sujet. Et si la conductrice s'est engagée au feu clignotant alors que les barrières commençaient à s'abaisser, celles-ci ont bien dû heurter le car, y laisser des griffures ( peut-être peu perceptibles) et surtout en être endommagées ? ! On a un peu l'impression, quand-même, que tout le monde ne joue pas franc jeu dans l'histoire.

    Il y a des témoins qui se contredisent. Le profil de la personne conduisant le car est complètement opposé à votre hypothèse (ce qui ne veut pas dire qu'elle est fausse). On ne peut qu'attendre l'analyse des experts.

    Pour compléter vos réponses et disposer d' informations officielles vous pouvez consulter entre-autre l'article 10 de l'arrêté du18 mars 1991 (modifié le 19 avril 2017)

    Cet arrêté est relatif au classement , à la règlementation et à l'équipement des passages à niveau.

    Il précise notamment les bases de la séquence de mise en fonctionnement des équipements: feux ,sonnerie, barrières...

    Bonne lecture et bonne expertise.

    Bien d'accord avec vous, il faut laisser les enquêteurs compétents faire leur travail sereinement pour élucider ce drame en toute transparence ,impartialité et équité par respect pour les familles des victimes.

    L'enquête permettra je l'espère aussi d 'étudier et surtout de mettre en oeuvre des mesures de sécurité supplémentaires pour prévenir plus efficacement ces accidents graves;qu'elles qu'en soient les causes et les responsabilités.

    Pn, ne comportant que deux demi barrières donc pour sortir du dit pn la route est libre (regarder bien les photos du lieu, pour cela allez sur google earth )

  • si le bloc d articulation des barrières était en position fermé selon les experts, il y a forcement une anomalie :le train a malheureusement franchit le passage a niveau pour s immobiliser surement plusieurs mètres plus loin . après le passage d un train les barrières se relèvent automatiquement !!! les blocs d articulation auraient logiquement du être en position ouverture .

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]