A Montceau-les-Mines, un ancien patient d'une "fausse médecin" "se bat contre la mort", selon ses proches

A Montceau-les-Mines, un ancien patient d'une "fausse médecin" "se bat contre la mort", selon ses proches
Photo d'illustration

, publié le samedi 03 octobre 2020 à 21h50

A Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), une "fausse femme médecin" a exercé durant cinq mois dans un centre de santé. Ses anciens patients se plaignent des problèmes de santé qu'ont engendré, selon eux, ses prescriptions.

Sandrine Gauthier, 44 ans, est l'un.e des ancien.ne.s patient.e.s de la "fausse femme médecin".

Cette dernière a été démasquée en septembre dernier après avoir exercé durant près de cinq mois dans un centre de santé de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).



Selon des propos recueillis dans Le Parisien ce samedi 3 octobre, la quadragénaire, coiffeuse en recherche d'emploi, était venue consulter après avoir ressenti le 14 septembre dernier de violentes douleurs dans la poitrine et dans le dos. "Elle ne m'a pas auscultée. Elle a simplement pris ma tension et posé son stéthoscope par-dessus mes vêtements. Elle m'a dit que je faisais une crise d'angoisse et m'a prescrit un antidépresseur. Alors qu'en réalité, je faisais un infarctus", a-t-elle témoigné.

Toujours souffrante, Sandrine Gauthier a finalement contacté le SAMU. Elle a dû se faire poser un stent. "Je m'en sors bien. Ce qui n'est pas le cas de mon papa", a-t-elle déploré. Son père se trouve en effet entre la vie et la mort, à cause, selon ses proches, des "prescriptions hasardeuses" de la "fausse médecin".

"Il se bat contre la mort"

Jean-Marc, grutier de 67 ans, s'était rendu dans son cabinet fin juillet après un gonflement de ses chevilles et ses mollets. D'après le diagnostic de son épouse Régine, le sexagénaire souffrait d'"œdèmes aux jambes". "Logiquement, elle aurait dû lui prescrire des diurétiques. À la place, elle a supprimé son médicament du matin contre l'hypertension", a-t-elle regretté.

L'état de Jean-Marc a rapidement empiré. Toujours selon Le Parisien, après un œdème aigu du poumon (OAP), il a été transféré dans un état grave à l'hôpital de Montceau-les-Mines. Après un nouvel OAP, "il se bat contre la mort dans un coma profond", a affirmé Régine, qui a déposé plainte, tout comme sa fille, contre la "fausse médecin".

Des documents transmis numériquement

L'ordre des médecins avait validé son inscription sur la foi de documents transmis par voie numérique. La jeune femme, âgée d'une trentaine d'années, avait fait sa demande d'installation pendant le confinement.

Le pot-aux-roses a été découvert lorsque le centre de santé qui l'employait a fait le rapprochement avec une alerte lancée en 2019 par l'Agence régionale de santé (ARS) qui mettait en garde contre une jeune femme prétendant être infirmière alors qu'elle n'en avait pas le diplôme. Jeune femme qui portait le même nom que la femme "médecin" embauchée en mai...

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