A Fresnes, Macron a "pu se rendre compte" de la situation des prisons (syndicat)

A Fresnes, Macron a "pu se rendre compte" de la situation des prisons (syndicat)

Le président Emmanuel Macron (C), phoptographié à Mourmelon le 1er mars, a visité vendredi le centre pénitentiaire de Fresnes

AFP, publié le samedi 03 mars 2018 à 10h34

Emmanuel Macron a "pu se rendre compte" de la surpopulation dans les prisons vendredi lors d'une visite de plusieurs heures dans le centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), a affirmé à l'AFP le syndicat majoritaire des surveillants.

"Il a pu se rendre compte dans quelles conditions les surveillants travaillent", a expliqué Frédéric Godet, représentant de l'Ufap-Unsa Justice à Fresnes. "Il a vu la promiscuité, la surpopulation. Il a vu une cellule avec trois lits. Il a vu les six douches par étage, sur lequel un surveillant gère 130 détenus."

Arrivé vers 18H00 sans journaliste ni caméra, le président est resté quatre heures au sein de la prison où il a  notamment rencontré les personnels d'insertion et de probation, les surveillants et les syndicats, selon M. Godet.

"Cette visite d'un président de la République, ça reste exceptionnel", a estimé le délégué syndical. "C'est une marque de respect vis-à-vis des personnels (...). Il a reconnu la difficulté de leurs missions".

M. Macron n'a toutefois pris aucun engagement concret, selon le syndicaliste. "On attend de voir quelles conclusions il tirera avec son plan pour la pénitentiaire", a souligné M. Godet. 

Mardi, le président doit se rendre avec la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans l'école de l'administration pénitentiaire d'Agen (Lot-et-Garonne) où il pourrait annoncer des mesures pour les prisons.

Confronté en janvier à une vaste mobilisation des surveillants pénitentiaires, le président avait alors annoncé un "plan pénitentiaire global", portant notamment sur l'immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels.

Vendredi, Emmanuel Macron a choisi un établissement symbolique pour sa première visite en prison en tant que président de la République. La maison d'arrêt de Fresnes compte parmi "les plus surpeuplées et les plus dégradées" de France, a rappelé la Contrôleure des prisons, Adeline Hazan.

Le taux d'occupation y frise les 200%. Le personnel est pour beaucoup composé de stagiaires, alors qu'un surveillant gère plus de 100 détenus sur sa coursive. Vétuste, l'établissement connaît de gros problèmes d'hygiène, qui attirent rats et punaises de lits.

M. Macron a promis la création de 15.000 places de prison sur dix ans.

La semaine dernière, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé la création de 1.500 places "dans des quartiers étanches, exclusivement dévolus aux détenus radicalisés, dont 450 d'ici la fin de l'année", dans le cadre d'un plan de lutte contre la "radicalisation islamiste".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
111 commentaires - A Fresnes, Macron a "pu se rendre compte" de la situation des prisons (syndicat)
  • Ouais, et alors, et maintenant, .... on construits des taules, on embauche des surveillants de prison, ....... parce qu'au fond, il n'y a que cela qui soit la véritable solution ........

  • Malgré qu'il soit jeune il met de plus en plus de temps à comprendre les problèmes pourtant
    connus des agriculteurs et gardiens de prisons,maintes fois évoqués dans des rapports.
    Record de durée au salon de l'agriculture,journée à Fresnes....

  • mais il ne s'est pas encore rendu compte de l'etat du pays

  • Où sont les victimes dans tout cela ? Replaçons enfin les victimes et familles de victimes au coeur des préoccupations de la Justice. Il serait peut-être temps maintenant que monsieur Macron s'intéresse aux victimes et familles de victimes... Proposons lui de rencontrer lors de son prochain voyage à Agen une famille torturée depuis 27 longues années par la perte d'un fils, la famille de Laurent Garrouste, 17 ans, tué par des sauvages en goguette sur une route du Lot et Garonne alors qu'il rentrait de son travail. Rongée par la douleur de la perte de son fils et par la cruauté des dysfonctionnements de la Justice et de nos institutions, la maman est décédée au mois de février. Alain le papa, sollicite une rencontre avec le président de tous les Français... sera-t'il entendu ? Madame la préfète et madame la procureure, saurez-vous faire preuve d'un peu d'humanité et faire en sorte que cette rencontre puisse avoir lieu ? Réponse attendue mardi après-midi ! ! !

  • Il serait peut-être temps maintenant que monsieur Macron s'intéresse aux victimes et familles de victimes... Proposons lui de rencontrer lors de son voyage à Agen une famille torturée depuis 27 ans par la perte d'un fils, la famille de Laurent Garrouste, 17 ans, tué alors qu'il rentrait de son travail,sur une route du Lot-et-Garonne par des sauvages en goguette. Rongée par la douleur de la perte de son fils et par la cruauté des dysfonctionnements de la Justice, la maman est décédée au mois de février. Alain le papa sollicite une rencontre avec le "président" sera-t'il entendu ? Madame la préfète et madame la procureure saurez-vous faire preuve d'un peu d'humanité et faire en sorte que cette rencontre puisse avoir lieu ? Réponse attendue mardi après-midi.