A droite, les discours des candidats à la primaire au banc d'essai

A droite, les discours des candidats à la primaire au banc d'essai
Philippe Juvin, Laurent Wauquiez, MIchel Barnier, Valérie Pécresse et Bruno Retailleau.

publié le samedi 28 août 2021 à 16h31

La droite fait sa rentrée, l'occasion pour les têtes d'affiche de la prochaine primaire de dérouler leur crédo devant les militants et les sympathisants.


Les prétendants à une éventuelle primaire de la droite ont affiché leur volonté de jouer "collectif", samedi. Valérie Pécresse à Brive, Michel Barnier et Philippe Juvin à La Baule, avant Eric Ciotti près de Nice:la rentrée politique est bien lancée.

"A la fin, il faudra qu'il y ait un candidat unique. Je jouerai toujours collectif", a lancé d'entrée de jeu Valérie Pécresse à Brive, dans un message retransmis par duplex à La Baule où les Républicains de Loire-Atlantique tenaient leur rentrée.


"Je ne suis plus aux Républicains mais je me sens profondément de droite et j'accepterai la règle du jeu", a-t-elle insisté.

Renoncement de Laurent Wauquiez et de Bruno Retailleau, candidature surprise d'Eric Ciotti... avec quatre prétendants, la perspective d'une primaire se rapproche, même si la direction de LR renâcle à ce processus synonyme selon elle de divisions.

"Je ne participerai à aucune division", a promis à La Baule Michel Barnier, en assurant de son "amitié" et de son "respect" pour "tous ceux qui sont engagés dans cette compétition", à l'issue du discours de Valérie Pécresse - même s'il était absent de la salle lorsqu'elle a parlé.


"Nous avons évidemment vocation à être ensemble pour gouverner le pays", et "nous avons de quoi constituer une formidable équipe de France pour gouverner par temps de tempête", a souligné l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac.

Autre candidat, le médecin et maire Philippe Juvin a lui aussi affirmé que "la condition de la primaire c'est l'unité".


Quatrième candidat de cette primaire, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti devait adresser un message pré-enregistré à La Baule, puis s'exprimer dans la soirée depuis l'arrière-pays niçois.

Afficher la concorde ne résout pas la question Xavier Bertrand qui, convaincu que la présidentielle est "une rencontre entre un homme et les Français", est bien décidé à faire cavalier seul pour se présenter en 2022.


Pour Philippe Juvin, la question se posera après la primaire si le président des Hauts-de-France va "au bout de sa démarche". "Ensuite il devra y avoir un accord politique entre Xavier Bertrand et le candidat désigné par la primaire", a-t-il affirmé. Car une chose est sûre: "s'il y a deux candidats au premier tour, tout le monde perd".

Or la droite voit en 2022 une vraie opportunité de revenir au pouvoir qu'elle n'a plus exercé depuis dix ans. 

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