"À bout", des policiers aux frontières se mettent en arrêt maladie pour dénoncer leurs conditions de travail

"À bout", des policiers aux frontières se mettent en arrêt maladie pour dénoncer leurs conditions de travail

Des agents de la police aux frontières contrôlent des véhicules sur l'autoroute A8 près de la frontière italienne (illustration)

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Orange avec AFP, publié le jeudi 28 décembre 2017 à 13h45

Ils sont "fatigués" et veulent faire entendre leur ras-le-bol. Une dizaine d'agents de la PAF, la police aux frontières, des Alpes-Maritimes sont en arrêt maladie depuis le mercredi 27 décembre pour protester contre leurs conditions de travail. Tous dénoncent l'état déplorable de leurs locaux : un baraquement "sans eau, ni électricité et chauffage", explique l'un d'eux.

En cette fin d'année, la quasi totalité des policiers basés à Menton, à la frontière italienne, sont en arrêt maladie. Mercredi, onze manquaient à l'appel, sur une équipe de douze personnes. Selon le syndicat Unité SGP-Police, qui relaie l'information sur son sa page Facebook, les fonctionnaires se sont faits porter pâle afin de dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leur métier. Ils sont "tout simplement fatigués et à bout", ne disposant que d'un bâtiment précaire "sans eau courante ni chauffage" malgré le froid de l'hiver, explique le syndicat sur Facebook.

Ces onze policiers tiennent le poste-frontière de Fanghetto, à la limite de Breil-sur-Roya, dans la vallée de la Roya, qui constitue l'un des points d'entrée des demandeurs d'asile et étrangers en situation irrégulière sur le sol français.

Discussion avec la préfecture

La préfecture des Alpes-Maritimes a de son côté déclaré jeudi à l'AFP suivre "avec beaucoup d'attention la situation de la PAF à Menton et la question des conditions de travail des fonctionnaires de police". "En lien avec la direction de la PAF, des aménagements ont été proposés pour améliorer ces conditions de travail", a souligné la préfecture, qui précise qu'une rencontre avec les policiers et leurs représentants syndicaux a eu lieu mercredi. 

"J'ai alerté à plusieurs reprises le directeur départemental de la PAF", assure Celya Boumedien, secrétaire départementale du syndicat Unité SGP-Police. "Tant que l'administration ne considérera pas nos collègues à leur juste valeur en leur offrant des conditions de travail décentes, ils resteront en arrêt de travail", ajoute-t-elle. Dans l'immédiat, les policiers en arrêt ont été remplacés par des agents de la brigade des chemins de fer de la gare de Nice. Selon la loi, les policiers, s'ils peuvent se syndiquer, ne disposent pas du droit de grève.

 
137 commentaires - "À bout", des policiers aux frontières se mettent en arrêt maladie pour dénoncer leurs conditions de travail
  • Toutes ces personnes qui osent critiquer et prétendre que ces policiers veulent plus de confort, où qu'ils n'ont qu'à faire un autre métier, qu'ils réfléchissent un peu plus sur l'absurdité de leurs commentaires. Comment vouloir plus de confort quand il y en a pas l'once d'un. Pas d'eau, pas d'électricité et pas de chauffage en plein hiver et même là-bas à cette époque il fait froid. Combien de ces personnes accepteraient d'être envoyées loin de chez eux et d'être hébergées dans un baraquement sans confort. Dans le privée on loge le personnel en déplacement dans des hôtels confortables. On est bien content d'avoir des policiers qui limitent le passage de clandestins et ce n'est pas non plus parce qu'ils sont policiers qu'on doit les traiter de la sorte. Juste après la guerre au Kosovo, nos militaires en mission KFOR sont partis en pleine hiver là-bas et ils étaient logés dans des tentes, avec des températures négatives, ça aussi c'était inadmissible, surtout pour une mission humanitaire. Avant d'être des policiers, des militaires, ce sont d'abord des hommes et ils méritent un minimum de respect.

  • Sacré mentalité pour des Flics ?
    Collomb devrait faire preuve d’autorité et en révoquer quelques uns ?

    Et la Sécu devrait sanctionner les médecins qui leur ont fait par complaisance des faux certificats "d'arrêt-maladie"...un peu facile et carrément frauduleux, le procédé...! pour des flics, c'est pas glorieux...!!!

    Comment pouvez-vous être aussi affirmatif, pirouette2, quant au fait qu'il s'agirait de faux certificats en l'absence de la moindre preuve? Étiez-vous présent lors des consultations?

    Dix flics de la même brigade "malades" en même temps...? vous nous prenez pour des billes...ou alors, c'est "la grippe aviaire"...!

  • Et les CRS qui refusent un cantonnement en Corse et sont logés au club Med...Ras le bol, s'ils ne sont pas contents de leur sort, ils changent de boulot !

  • Impensable ... On aura vraiment tout vu !

  • les"migrants",mieux logés et traités que les policiers,pourquoi nos "élites" nous trahissent ils...

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