À Bayonne, Gérald Darmanin délivre un message de fermeté

À Bayonne, Gérald Darmanin délivre un message de fermeté
À Bayonne, le ministre de l'Intérieur a rencontré la famille de la victime.

, publié le samedi 11 juillet 2020 à 18h20

En déplacement ce samedi à Bayonne, où un chauffeur de bus est mort à la suite d'une agression, Gérald Darmanin a rencontré des élus locaux, la famille et les collègues de la victimes. 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a envoyé un message de fermeté à Bayonne, où un chauffeur de bus est mort lors d'une agression, affirmant que "la solution c'est de réaffirmer l'autorité".

"Ce n'est pas un simple fait divers", a indiqué le ministre devant la presse, dénonçant "des actes barbares qui n'ont aucune excuse". "Jamais comme ministre de l'Intérieur, jamais le Président et le Premier ministre ne pourront laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable." Il s'agit, a-t-il ajouté, d'un "problème intrinsèque de la société française"



Des solutions à trouver pour la sécurité

Le ministre a expliqué qu'il avait demandé au préfet des Pyrénées-Atlantiques de réunir les élus locaux, les parlementaires et les sociétés de transport pour dégager des solutions sur la sécurité.

Le ministre avait entamé son déplacement en rencontrant la famille du chauffeur à son domicile de Bayonne, lui annonçant que des mesures seraient prises, "pour les chauffeurs d'ici, mais aussi de toute la France", a rapporté la plus jeune fille du conducteur, Marie, 18 ans.

"Il nous à dit qu'il était désolé de la situation, que le gouvernement nous avait entendus", a poursuivi Marie Monguillot, en évoquant cet entretien de 30 à 45 minutes, "un soutien supplémentaire, une force en plus", selon elle.




Gérald Darmanin a conclu son déplacement par une rencontre avec les conducteurs de l'agglomération qui ont exprimé depuis lundi leur indignation en usant de leur droit de retrait. Ils doivent reprendre la route lundi "dans des conditions de sécurité renforcées", selon l'opérateur de transports Keolis. "Pour l'instant, le ministre n'a pas fait de promesse", a rapporté Benjamin Blanc, ancien policier reconverti en chauffeur de bus. "On a pu lui dire les choses qui n'allaient pas, il les a entendues j'espère. Après, est-ce qu'il va les comprendre et bouger? On ne peut que croiser les doigts".

Agression après un contrôle de ticket

La famille de Philippe Monguillot avait annoncé vendredi soir le décès de ce chauffeur de 59 ans, en état de mort cérébrale depuis son agression. Ce père de trois filles, âgées de 18 à 24 ans, a été victime d'une agression "d'une extrême violence", roué de coups et grièvement blessé à la tête alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers, selon le parquet de Bayonne.

Deux hommes âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police se trouvent en détention provisoire, mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire", une incrimination qui doit être requalifiée en "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics" à la demande du parquet. Deux complices trentenaires ont également été écroués cette semaine pour "non assistance à personne en danger".

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