France

7 500 pommiers dégradés à Lavaur : l'arboriculteur accuse les écologistes

Près de 7 500 jeunes pousses ont été saccagés dans une exploitation du Tarn-et-Garonne. Pour son propriétaire, les faits ne peuvent être que le fruit de militants écologiques avec qui ce dernier est en conflit. Une enquête pour "dégradation en réunion" a été ouverte par le parquet de Castres.

C'est une découverte dont se serait bien passé Lucas Crosnier. Vendredi 14 juillet, cet arboriculteur du domaine de Fontorbe à Lavaur, dans le Tarn, a découvert la dégradation durant la nuit d'une grande partie de son exploitation. En tout, pas moins de 15 000 greffons ont été arrachés sur plus de 7 500 arbres. Des pertes et un préjudice "moral et financier majeur", comme il l'indique auprès de La Dépêche.

Pour l'exploitant agricole, les responsables de ce saccage sont tout trouvés. Il s'agirait d'organisations écologiques locales avec lesquelles il est en conflit depuis près de deux ans.

Les origines de cette "guerre" remontent en avril 2021. Cette année là, un épisode de gel qui avait succédé à un pic de douceur avait causé de nombreux dégâts dans les vergers du Tarn-et-Garonne, détruisant la quasi-totalité des productions de pommes et de prunes. Pour tenter de sauver sa production, Lucas Crosiner avait mis en place des feux de braseros (méthode utilisée pour protéger les arbres du gel), intoxiquant ainsi une vingtaine de riverains. Une plainte du maire de la ville à son encontre avait été déposée. L'année suivante, c'est lui qui déposait plainte contre la réalisatrice du documentaire "On nous enfume" produit par Vaurais Nature Environnement.

Cible d'organisations écologiques locales

Le fruiticulteur en est certain, l'acte de malveillance a été commis par des militants écologiques. Un sentiment partagé par le maire LR de Lavaur, Bernard Carayon qui fait écho à une manifestation organisée douze jours avant les évènements par le collectif de riverain Vaurais Nature Environnement (VNE), et à laquelle des militants écologiques ont répondu présent pour dénoncer le déclassement d'une partie des parcelles bio du verger. "On sait que ça vient d'une partie des manifestants", affirme l'édile, ainsi qu'"une obsession des militants écolos radicaux depuis un an contre ces vergers".

L'organisation, elle, se défend, invoquant un procédé qui n'est pas le leur et "déplore cette action qui nous cause du tort". La préfecture condamne quant à elle "fermement ces actes" sans toutefois faire de lien avec les évènements précédents. Une enquête pour "dégradation en réunion" a été ouverte par le parquet de Castres.

publié le 16 juillet à 09h30, Kévin Comby, 6Medias

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