2022: Jadot dénonce un débat politique concentré sur "le refus de l'Europe et des immigrés"

2022: Jadot dénonce un débat politique concentré sur "le refus de l'Europe et des immigrés"
Le candidat écologiste à la présidentielle de 2022, Yannick Jadot (EELV), à Lyon, le 8 octobre 2021

publié le dimanche 17 octobre 2021 à 14h52

Le candidat écologiste à l'Elysée, Yannick Jadot, a dénoncé dimanche la teneur du débat politique en France concentré, selon lui, sur "le refus de l'Europe et le refus des immigrés" qui peut "très mal se terminer" et conduire au "Frexit".

"Je suis désespéré, c'est terrible, ça s'appelle le Frexit", a répondu l'eurodéputé, interrogé sur BFMTV sur la Pologne qui conteste la primauté du droit européen et le fait que des candidats souhaitent faire valoir la même chose en France.

Faisant le parallèle avec le débat au Royaume-Uni pendant le référendum sur le Brexit, qui avait justement porté sur "la primauté du droit européen et l'immigration", M. Jadot a regretté "le débat politique qui est en train de s'installer dans notre pays: le refus de l'Europe et le refus des immigrés".

"Ca peut très mal se terminer", a-t-il averti, ajoutant que "ceux qui s'engagent là-dessus", notamment à droite, "prennent une énorme responsabilité".

En matière de souveraineté, "la France peut beaucoup, mais face aux Gafam, face au terrorisme, face aux paradis fiscaux, il nous faut l'Europe", a-t-il insisté.

Yannick Jadot, crédité entre 7 et 11% dans les sondages, a par ailleurs répété que, face à la flambée des prix de l'énergie, il proposait "un chèque énergie de 400 euros" pour les foyers les plus modestes et un chèque de 100 euros pour les classes moyennes.

Interrogé sur ses adversaires politiques, il a fustigé, concernant Emmanuel Macron, "un quinquennat de renoncement sur le climat" et étrillé en Eric Zemmour un "petit collabo de salon qui se prend pour un grand résistant".

A gauche, l'écologiste "continue à tendre la main à tous les progressistes" mais a raillé les positions anti-UE de Jean-Luc Mélenchon (LFI) et attaqué les socialistes qui "ont montré d'incroyables limites" lors du quinquennat de François Hollande.

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