1er mai : Philippe Martinez accuse Castaner et le préfet de police, "son homme de main"

1er mai : Philippe Martinez accuse Castaner et le préfet de police, "son homme de main"
Philippe Martinez, en décembre 2018, à Paris

publié le lundi 06 mai 2019 à 08h35

Le secrétaire général de la CGT estime que le ministre de l'Intérieur a fabriqué un "climat très pesant", afin de "discréditer" le mouvement social.

Après avoir critiqué Christophe Castaner dans la foulée du cortège du 1er mai, Philippe Martinez en a "remis une couche" sur BFMTV dimanche 6 mai, prenant également pour cible son "homme de main", à savoir le nouveau préfet de police Didier Lallement.

Dans les heures qui avaient suivi la manifestation de la fête du Travail, la figure syndicale avait déploré que les forces de l'ordre aient "tiré des gaz lacrymogènes sur la CGT", alors que les militants syndicaux étaient "très identifiables". Lui-même avait dû "reculer". Sur le plateau de BFMTV, Philippe Martinez a réitéré ses remontrances, accusant le ministre d'avoir créé un "climat très pesant" avant et pendant la manifestation parisienne, dont il "voulait" qu'elle "ne se déroule pas". "Le 1er mai est très réussi, mais pas pour ce qui s'est passé" a t-il estimé.

Des messages de "collègues syndicalistes africains"

"On s'est fait taper dessus, on s'est fait gazer", a commenté le leader de la CGT, qui a affirmé avoir été "témoin de charges policières" dans le cortège "à deux reprises". Philippe Martinez a par ailleurs affirmé que les CRS avaient reçu l'instruction "d'attaquer le cortège central", y voyant une "volonté" de "discréditer ce mouvement social" mêlant des "gilets jaunes" aux "gilets rouges" de la CGT, en faisant "en sorte que le 1er mai, qui est un symbole pour les travailleurs, ne puisse pas se dérouler dans de bonnes conditions".


Philippe Martinez a par ailleurs dit avoir reçu des messages de "collègues syndicalistes africains" s'interrogeant : "Comment ça se fait qu'en France, pays des droits de l'Homme, on voit des CRS taper sur des syndicalistes? Quel est ce gouvernement?".

Se disant peu convaincu par le "mea-culpa" de Christophe Castaner sur l'épisode de "l'attaque" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le responsable syndical a fini par décerner un "flop" à "Monsieur Castaner pour l'ensemble de son oeuvre". "Et j'y associe le préfet" de police, "c'est son homme de main, on va dire", a-t-il conclu.

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