15 août : le gérant d'une brasserie condamné pour avoir fermé le 14 juillet récidive

15 août : le gérant d'une brasserie condamné pour avoir fermé le 14 juillet récidive
Le comptoir d'une brasserie à Montauban (illustration)

publié le lundi 15 août 2016 à 14h25

-Le restaurateur varois qui s'est vu infliger une amende de près de 187.000€ pour avoir laissé fermée sa brasserie le jour du 14 juillet ne plie pas un mois plus tard-

Nouveau jour férié, nouvelle polémique. Patrick Brun, gérant de la brasserie Le Phénix, au centre commercial Grand Var Est, situé à la La Valette-du-Var, près de Toulon, laisse de nouveau son établissement fermé ce lundi 15 août.

Le patron souhaitait profiter et faire profiter à ses employés du jour férié du 14 juillet, et s'était retrouvé face à une amende de 186.624 euros. La direction du centre commercial reprochait au gérant de ne pas avoir ouvert sa brasserie le 14 juillet dernier, contrairement à la majorité des commerces du site. La direction du centre commercial indiquait qu'"en cas de non-respect de l'amplitude horaire mentionnée, une pénalité d'infraction sera facturée mensuellement à l'encontre de l'exploitant mis en cause, sans aucune tolérance". Pour parvenir à un tel montant, la direction avait facturé 10 euros hors taxes le mètre carré par tranche de 5 minutes de fermeture.

LA "LIBERTÉ" AVANT TOUT

Un mois plus tard, le restaurateur récidive. Il s'appuie cette fois sur les réseaux sociaux, avec une page Facebook intitulée "Pour ne pas avoir imposé à mes salariés de venir travailler", sur laquelle il fournit des explications.


Pour ce lundi de l'Assomption, Patrick Brun a donc décidé de laisser une nouvelle fois ses rideaux fermés. Sur France Info, il explique que la législation sur les amplitudes horaires et les obligations d'ouverture le pénalisent dans son activité. "On a l'impression d'avoir un boulet au pied" déclare ainsi le restaurateur. Ce dernier justifie également sa décision vis-à-vis" de ses employés : "J'aimerais bien qu'ils profitent un peu de leurs vies" en jour férié, lance t-il encore. Le gérant de la brasserie met en avant la liberté de choix au nom de la "liberté des commerces indépendants. "Je n'interdis personne de travailler un dimanche" ou un jour férié, lance t-il.

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