13-Novembre : ces victimes qui en veulent à Emmanuel Macron

13-Novembre : ces victimes qui en veulent à Emmanuel Macron©capture RTL

source RTL, publié le lundi 13 novembre 2017 à 08h10

"J'irai au Bataclan poser une bougie, mais toute seule", déclare sur RTL ce matin Sophie, victime des attentats de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 600 blessés il y a 2 ans. Emmanuel Macron se rendra ce lundi 13 novembre sur chacun des six lieux où les femmes et les hommes ont péri.

Ces cérémonies d'hommages seront aussi l'occasion pour le chef de l'État de rencontrer les associations des victimes des attentats de Paris.

Cependant, certaines d'entre elles, comme Sophie, ne s'y rendront pas, reprochant au président d'avoir supprimé le secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes mis en place par François Hollande.



"C'était vraiment quelque chose d'essentiel pour nous. Moi personnellement j'ai eu des problèmes, je me suis tournée vers eux, ils ont toujours trouvé une solution, ils ont toujours été à l'écoute," déplore Sophie, victime des attentats. La jeune femme ne comprend pas "pourquoi supprimer quelque chose qui marche bien, qui apporte des résultats."

Cette victime se demande "quelle opinion le gouvernement a de nous, s'il nous voyait comme des assistés et qu'il fallait couper l'assistance." Sophie demande à Emmanuel Macron d'aider les survivants, "là clairement il ne nous facilite pas la tâche".

Michael Dias, fils de Manuel Dias, victime de l'explosion au Stade de France va refuser de serrer la main d'Emmanuel Macron à cause notamment de la suppression du secrétariat d'Etat. Il l'explique dans une tribune publiée sur le site du Huff Post reprise par RTL. "Le président de la République agit envers les victimes du terrorisme comme avec les plus défavorisés de notre pays, d'une façon tout simplement méprisante et inacceptable", estime-t-il.

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