11-Novembre : Merkel et Macron à Rethondes pour commémorer l'Armistice

11-Novembre : Merkel et Macron à Rethondes pour commémorer l'Armistice
Emmanuel Macron et Angela Merkel, à Rethondes le 10 novembre 2018

, publié le samedi 10 novembre 2018 à 16h55

Le président français et la chancelière allemande ont commémoré ensemble, ce samedi 10 novembre, la signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale en 1918.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont dévoilé une plaque pour commémorer l'armistice de 1918, samedi 10 novembre lors d'une cérémonie hautement symbolique dans la clairière de Rethondes (Nord) où fut scellée la fin de la Première Guerre mondiale. Lors d'une cérémonie sobre et sans discours, miraculeusement épargnée par le crachin, les deux dirigeants ont dévoilé une nouvelle plaque au pied de la Dalle sacrée, monument cerné d'arbres aux couleurs de l'automne.



C'est la première fois depuis 1945 que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans ce mémorial, situé dans une clairière de la forêt de Compiègne.

L'armistice entre les émissaires allemands et le général des armées alliées Ferdinand Foch y fut signé au petit matin du 11 novembre 1918, dans un wagon restaurant, mettant un terme à un conflit qui fit 18 millions de morts.

Sur la nouvelle plaque figure ce court texte : "À l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918, Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, et Madame Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne, ont réaffirmé ici la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l'Europe et de la paix". Une inscription nettement moins martiale que les termes toujours gravés sur la Dalle sacrée : "Ici le 11 novembre 1918 succomba le criminel orgueil de l'empire allemand vaincu par les peuples libres qu'il prétendait asservir".

Dans un silence parfois rompu par l'interprétation des hymnes allemand, français et européen, le président français et la chancelière allemande ont déposé une gerbe avant une courte visite dans une réplique du wagon, reconstituée en 1962. Ils ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes, Emmanuel Macron leur disant la nécessité selon lui d'être "à la hauteur" de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : "Plus jamais ça !". Il faut "ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division", a-t-il ajouté, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l'intégration européenne.

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