Un salarié sur 5 estime avoir déjà fait l'objet d'une discrimination à l'embauche

Un salarié sur 5 estime avoir déjà fait l'objet d'une discrimination à l'embauche
(Photo d'illustration)

publié le jeudi 10 juin 2021 à 12h20

SONDAGE. Selon une enquête Ifop pour le site d'emploi Meteojob publiée jeudi 10 juin, les femmes sont plus touchées par la discrimination (23%) que les hommes (19%).

"Personnellement, avez-vous le sentiment d'avoir déjà été l'objet de discrimination dans le cadre de la recherche d'un emploi?". A cette question posée par les enquêteurs d'un sondage* Ifop réalisé pour le site d'emploi Meteojob, 21% des sondés répondent "oui", dont 13% plusieurs fois et 8% une seule fois. 



Les femmes sont davantage touchées à 23%, contre 19% pour les hommes, indique l'étude publiée jeudi 10 juin. Et les moins de 30 ans se disent aussi plus concernés (25%). Les salariés en situation de handicap évoquent aussi davantage de discriminations (38%) comme les salariés croyants et religieux (33%), ou encore ceux qui ont le sentiment d'avoir un accent marqué (30%).

Selon cette enquête, les revenus jouent également. Plus les revenus sont bas, plus la discrimination est importante : 16% de ceux gagnant plus de 2.465 euros nets par mois en font l'objet contre 37% pour ceux gagnant moins de 894 euros nets. 

Demandes déplacées

Les discriminations interviennent durant différentes phases du processus d'embauche, les salariés citant le processus de décision de l'employeur après un entretien et l'entretien d'embauche lui-même, devant l'examen du CV ou la façon dont l'offre d'emploi est rédigée.

Lors d'un entretien d'embauche, 19% de salariés disent aussi avoir subi au moins une demande déplacée : ils sont 9% à indiquer par exemple qu'un employeur leur a déjà fait comprendre qu'ils pourraient avoir le poste à condition de changer la manière dont ils se présentent (coiffure, maquillage, épilation..), 7% à condition de porter des tenues plus sobres et autant à condition de perdre ou prendre du poids. 

Ils sont aussi 5% à évoquer la condition de porter des tenues plus sexy ou de cesser leurs engagements politiques ou syndicaux et encore 4% à citer le fait d'adopter un prénom ou nom d'usage pour le travail.

*L'enquête a été menée du 22 au 28 avril par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon représentatif de 4.026 salariés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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