Non, des lettres différentes dans le numéro de série d'un billet ne prouvent pas que l'un des deux est faux

Non, des lettres différentes dans le numéro de série d'un billet ne prouvent pas que l'un des deux est faux

AFP, publié le lundi 12 août 2019 à 17h27

Une publication Facebook partagée plus de 30.000 fois depuis juillet 2018 prétend que "de faux billets de 20 euros circule en ce moment (sic)", en pointant du doigt un numéro de série qui révélerait la supercherie. C'est faux : ce numéro de série varie en fonction de l'imprimerie qui a produit le billet, et ne suffit pas à prouver la contrefaçon. 

La photo qui accompagne cette publication du 18 juillet 2018 montre deux billets de 20 euros, l'un froissé, l'autre non.

Or cet élément ne prouve pas que ce billet est un faux : le numéro de série varie en réalité en fonction de l'imprimerie d'où sort la coupure. 

Sur ces billets, comme l'explique la Banque centrale européenne (BCE), "le numéro de série de chaque coupure est constitué de deux nombres imprimés au verso : un nombre horizontal imprimé en noir [surligné en jaune ci-dessous] et un nombre vertical imprimé dans une autre couleur".

Grâce à la liste fournie par le site de la banque, il apparaît que le billet dont le numéro de série commence par "S" a été imprimé par la Banque d'Italie, tandis que le second ("U") vient de la Banque de France.

En fonction des différentes caractéristiques des billets (pastilles, encre, filigrane, texture du papier...), il est possible de repérer une contrefaçon. 

Selon la Banque centrale européenne, 80 % des billets contrefaits en euros sont des coupures de 20 et de 50 €. Toujours selon la BCE, le nombre de fausses coupures a décliné depuis 2016.

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