Un remaniement se profile-t-il après les Européennes ?

Un remaniement se profile-t-il après les Européennes ?
Photo de famille du gouvernement le 17 octobre 2018.

publié le vendredi 17 mai 2019 à 16h32

Alors que la liste La République en marche est au coude-à-coude avec celle du Rassemblement national, Emmanuel Macron a serré la vis à ses ministres, les enjoignant à se "bouger", révèle Le Parisien, selon qui un remaniement est à prévoir en cas d'échec. 

À une semaine du scrutin, le Rassemblement national (RN) et La République en Marche (LREM) se disputent la première place aux élections européennes du 26 mai. Longtemps en tête des intentions de vote, LREM est désormais devancée par le RN, crédité de 22% à 24%, dans une majorité de sondages, avec de 0,5 à 3 points d'avance sur la liste conduite par Nathalie Loiseau.

Face à cette situation, le chef de l'État pousse ses ministres à s'investir dans la campagne et les surveille de près, rapporte Le Parisien vendredi 17 mai. "Ils se font engueuler s'ils ne font pas assez de sorties", assure un cadre du parti présidentiel.

"On n'est pas dans une logique de contrôle. On n'appelle pas les uns et les autres pour leur remonter les bretelles. Matignon, c'est plutôt une maison sympa", tempère de son côté l'entourage du Premier ministre. Il est cependant admis que leurs participations aux meetings ou aux réunions publiques font l'objet de tableaux Excel.




La course aux meetings

Certains ministres s'investissent plus que d'autres soulignent le quotidien. Ainsi, si le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est rendu jeudi soir à Angers, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a programmé une dizaine de meetings depuis le 6 mai. La semaine prochaine, le Premier ministre Édouard Philippe a de son côté prévu quatre déplacements rien que la semaine prochaine.



"Il y a un enjeu important. On est tous au courant que si on n'est pas en tête devant le Rassemblement national, il y aura un très gros remaniement", redoute déjà un membre de l'équipe gouvernementale dans les colonnes du Parisien. "Ceux qui n'ont pas assez mouillé la chemise risquent d'être tricards, ça peut jouer sur leur maintien ou non au sein du gouvernement", s'inquiète de son côté un conseiller ministériel.

Du changement à Matignon ?

Quelque soit le résultat, un remaniement est indispensable "pour signifier l'acte II du quinquennat", avance auprès de Franceinfo un poids lourd du gouvernement. L'aile gauche du groupe LREM à l'Assemblée nationale réclamerait même une personnalité issue du PS pour reprendre la main à Matignon, comme Jean-Yves Le Drian, actuellement ministre des Affaires étrangères. 

Une idée qui ne ravit pas tout le monde. "Une ministre ne voit pas l'intérêt de changer, surtout que le couple exécutif s'entend bien selon elle", rapporte encore la radio.

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