Taxe sur le kérosène : Emmanuel Macron plaide pour un accord européen

Taxe sur le kérosène : Emmanuel Macron plaide pour un accord européen
Emmanuel Macron le 17 mai 2019 à Biarritz.

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 21 mai 2019 à 10h41

Dans un entretien accordé à la presse régionale, Emmanuel Macron a déclaré vouloir avancer "sur la taxation commune du kérosène en Europe". Le chef de l'État a également pris position pour "une vraie négociation internationale" sur la question. 

Taxer le kérosène, en Europe et dans le monde, c'est l'idée défendue par Emmanuel Macron dans un entretien à la presse régionale lundi 20 mai, portant sur les enjeux des élections européennes.

"Notre jeunesse européenne a une conscience aiguë de ces sujets. Elle a décidé de s'exprimer et bouscule ses gouvernements, et c'est une chance. J'ai moi-même beaucoup progressé sur ces sujets ces derniers mois en l'écoutant. L'histoire nous jugera sur ce sujet", a affirmé le chef de l'État, interrogé sur les questions écologiques.

Financer la transition écologique 

"Je voudrais que l'on avance sur la taxation commune du kérosène en Europe et que l'on ait une vraie négociation internationale", a-t-il poursuivi.

Le programme de la liste de la majorité présidentielle pour les élections européennes, conduite par Nathalie Loiseau, prévoit de "taxer le transport aérien" pour financer les investissements pour la transition écologique, sans plus de précision. 

Une idée déjà défendue par Pascal Canfin



Invité du Grande Rendez-vous d'Europe 1, Cnews et Les Échos dimanche, Pascal Canfin, écologiste et numéro 2 de la liste LREM avait défendu une taxation sur le kérosène. "Il est absurde que le carburant des automobiles soit taxé et le kérosène des avions, encore plus polluant, ne le soit pas", avait-il déclaré. "Évidemment il faut aller dans cette direction, d'abord au niveau européen. Il faut faire les choses dans l'ordre. Chacun comprend que le trafic aérien c'est d'abord continental", avait-il poursuivi. Pascal Canfin avait estimé que l'Europe doit se donner "12 à 18 mois pour voir si ce chemin-là est possible à 27". 

Lors de son entretien avec la presse régionale, Emmanuel Macron a également émis le souhait "que l'on aille plus vite et plus fort" sur les financements européens pour l'environnement, défendant à nouveau  "l'idée de la Banque européenne du climat". Il a aussi plaidé pour "taxer en Europe les entreprises les plus polluantes" et "mettre une taxe carbone aux frontières".

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