Marine Le Pen étrille la "faiblesse de pensée" des Républicains

Marine Le Pen étrille la "faiblesse de pensée" des Républicains
Marine Le Pen, le 26 mai 2019, à Paris
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Orange avec AFP-Services, publié le mardi 28 mai 2019 à 18h26

La présidente du Rassemblement national a exprimé son "plus grand mépris" à l'égard des grands noms des Républicains (LR), coupables selon elle de "se dégager de leurs propres responsabilités" au sein d'un parti qui "meurt" de son flou.

La déroute des Républicains à l'occasion des élections européennes a entraîné son flot de réactions de tous bords. Ce mardi 28 mai, c'était au tour de Marine Le Pen d'allumer la formation politique menée par Laurent Wauquiez, qui a essuyé le plus gros revers électoral de son histoire sur le plan national dimanche dernier. "Je ne souhaite jamais qu'un parti politique meurt mais c'est un fait, il meurt de la faiblesse de sa pensée politique, il meurt de son flou, il meurt de ses ambiguïtés, de son refus de choisir, notamment de son refus de choisir entre la ligne mondialiste et la ligne nationale", a déclaré la patronne de Rassemblement national, interrogée dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

"Comportement absolument détestable"

"J'avais annoncé que LR terminerait comme le PS. C'est exactement ce qui s'est passé. Ils sont en train de mettre en place les mêmes stratégies que le PS avait mises à l'œuvre: la guerre des ego, la guerre des chefs, la division à n'en plus finir, l'absence de ligne politique claire. Et tout cela c'est de leur responsabilité. A eux tous, tous ces ténors des Républicains", a ajouté la "finaliste" de l'élection présidentielle de 2017.

Cette dernière en a profiter pour exprimer son "plus grand mépris" à l'égard des élus LR "qui se sont précipités sur les plateaux le lendemain de l'élection pour se dégager de leurs propres responsabilités et en faisant porter à monsieur (François-Xavier) Bellamy la responsabilité de cet échec". "Moi j'aime qu'on assume ses responsabilités et j'avoue que j'ai trouvé ce comportement absolument détestable", a-t-elle dénoncé.


Du côté des Républicains, Gérard Larcher est passé à l'offensive mardi en initiant une "démarche" pour "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre", fragilisant un peu plus Laurent Wauquiez qui "prend toute sa part" dans la déroute mais n'entend pas démissionner. "Je ne peux pas me résoudre à ce que Les Républicains n'incarnent qu'un segment qui aujourd'hui pèse 8%", a commenté le président du Sénat.

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