Européennes : Valérie Pécresse démissionnerait "sans doute" à la place de Laurent Wauquiez

Européennes : Valérie Pécresse démissionnerait "sans doute" à la place de Laurent Wauquiez
Valérie Pécresse, le 30 juin 2018, à Menton

, publié le lundi 27 mai 2019 à 08h05

La présidente Les Républicains de la région Île-de-France a déploré le score historiquement bas de son parti aux élections européennes en France (8,48%), appelant les siens à "recréer l'alliance et du centre". Elle a évoqué la situation du patron de son groupe politique, tout en gardant ses distances face à une question "très personnelle".

Quatrièmes des élections européennes en France et "largués" par les Verts,Les Républicains viennent d'essuyer le pire revers électoral de leur histoire sur le plan national. Les ténors de la droite, de Gérard Larcher à Valérie Pécresse, ont reconnu l'échec de leur formation politique. Invitée de RTL ce lundi 27 mai, celle qui dirige actuellement la région Île-de-France a déclaré qu'"à la place" et "dans la situation" de Laurent Wauquiez, elle démissionnerait de la présidence des Républicains, évoquant toutefois le caractère très "personnel" de la situation.

"Il faut faire revenir ceux qui sont partis"

"C'est une question personnelle. Si j'étais à sa place et vu la situation, sans doute je le ferais", a dit Valérie Pécresse. Mais "le sujet n'est pas personnel. Le sujet, c'est celui de la ligne politique de la droite, et aussi celui de sa stratégie", a-t-elle ajouté, appelant à "élargir" le parti aux personnalités qui s'en sont éloignées.



"Permettez moi de prendre un petit peu de hauteur", a t-elle répondu à son interlocuteur, qui l'interrogeait sur le cas personnel de Laurent Wauquiez. "Ca fait deux ans que je plaide pour que nous renouions des alliances avec nos partenaires naturels qui sont le centre-droit, avec Jean-Christophe Lagarde. Il faut faire revenir ceux qui sont partis !", clame t-elle.

"J'en appelle à leurs responsabilités", ajoute t-elle, s'adressant à "ceux qui sont dedans" (comme François Baroin, Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Eric Woerth, Jean-François Copé), "ceux qui sont dehors" (Xavier Bertrand), et "tous ceux qui se sont mis en retrait". "Nous devons recréer l'alliance de la droite et du centre !", a t-elle encore estimé, se disant "très préoccupée par la situation du pays".


Au soir de l'annonce des résultats, Laurent Wauquiez a déclaré se donner "trois ans" pour bâtir "une nouvelle voie" pour la présidentielle de 2022, accusant Emmanuel Macron d'avoir été "l'artisan de la progression" du Rassemblement national. "Notre mouvement devra repenser sa ligne politique, il devra rassembler plus largement", a pour sa part commenté Gérard Larcher.

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