Européennes : Les Républicains ne sont "pas loin de disparaître", s'alarme Eric Woerth

Européennes : Les Républicains ne sont "pas loin de disparaître", s'alarme Eric Woerth
Eric Woerth et Laurent Wauquiez, en octobre 2018, à Paris

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 27 mai 2019 à 08h57

"C'est la dernière station avant l'autoroute", s'alarme l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, évoquant des "guerres d'égo" qui minent la ligne politique de son parti. 


L'heure est grave chez les Républicains. Loin derrière le duo de tête Rassemblement en Marche/La République en Marche et distancée par Europe Ecologie-Les Verts, la liste conduite par François-Xavier Bellamy a récolté moins de 9% des suffrages exprimés aux élections européennes en France. Ce score constitue le pire résultat national dans l'histoire de la formation politique. "C'est un résultat évidemment catastrophique", a reconnu Eric Woerth, sur BFM-TV, lundi 27 mai.

L'ancien ministre du Budget estime que son parti n'a pas "su et pu installer" son "positionnement politique". "Il faut donc tout changer, parce que les Républicains ont parfaitement leur place dans le paysage politique français", juge t-il, évoquant le cas de "Laurent Wauquiez et tous les autres".


L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy a déploré les "stratégies d'exclusion et les guerres d'égo" au sein des Républicains. "Tout cela rejaillit de manière très négative", se lamente t-il, avant de tirer le signal d'alarme face à l'avenir de son parti : "Il faut reconstituer la droite pour en faire une formation d'alternance. Aujourd'hui on en est bien loin, parce qu'on est pas loin de disparaître. C'est la dernière station avec l'autoroute".

 Après ce premier scrutin intermédiaire du quinquennat, Les Républicains souhaitaient se présenter en "première alternative crédible" à Emmanuel Macron. Immense déception: le parti gaulliste est quatrième derrière Europe Écologie-Les Verts. Une humiliation pour un parti déjà traumatisé de la troisième place de François Fillon au premier tour de la présidentielle de 2017. "Il faut faire revenir ceux qui sont partis", a commenté pour sa part Valérie Pécresse, déclarant qu'elle démissionnerait "sans doute" de la présidence des Républicains si elle était à la place de Laurent Wauquiez.

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