Européennes : le mea culpa de l'institut de sondage Ipsos

Européennes : le mea culpa de l'institut de sondage Ipsos
Des bulletins de vote à Forcalquier, le 18 juin 2017 (illustration).

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 27 mai 2019 à 12h09

L'institut estime cependant que "des dynamiques se sont accélérées" pendant le week-end, rendant les tendances difficiles à lire pour les sondeurs.

Taux de participation, score des écologistes ou encore débandade chez les Républicains : face aux surprises du scrutin des européennes dimanche, l'institut de sondage Ipsos reconnaît, lundi 27 mai sur franceinfo, n'avoir "pas vu" certaines tendances.

"On ne s'est pas complètement trompés, il y a des choses que l'on n'a pas vues", estime sur franceinfo le directeur du département politique-opinions d'Ipsos, Stéphane Zumsteeg, qui accepte de faire une forme de mea culpa. "Bien sûr.

Par définition, il faut toujours le reconnaître, même si je pense qu'il y a des dynamiques qui se sont accélérées dans le courant du week-end, explique-t-il. Pour les listes (EELV et LR), on a eu un problème d'évaluation."



Mais c'est sur la question du taux d'abstention que les critiques se font les plus sévères. Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dénonçait le "naufrage" des sondeurs dès dimanche en fin de journée. "Premier naufrage : celui des sondeurs. Ils prévoyaient 10 points de moins de participation. Ça ne les empêchera pas de continuer à faire des prédictions ce soir", avait-il écrit sur son compte Twitter.

"Dès le début de la campagne, et plus encore dans les dernier jours, on voyait bien cette dynamique en faveur de la mobilisation, assure M. Zumsteeg, qui reconnaît qu'Ipsos a sous-estimé le taux de participation. Dans notre dernière enquête publiée vendredi soir, on donnait 47% de participation. Ça a fini à 50%, ce qui prouve bien que les gens ont continué à se mobiliser durant le week-end."


"On a sous-estimé le score de Yannick Jadot, reconnaît-il encore. On le mettait à 9,5%, soit quatre points de moins. Ce sont des choses que l'on a pas vues. Il y a deux choses que l'on a pas pu mesurer précisément : le très bon score de la liste de Yannick Jadot, et plus encore, l'effondrement historique de la liste de François-Xavier Bellamy. On la créditait de 13%, elle arrive bien en-deçà."

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