Européennes : la porte-parole LR toujours inscrite à Pôle emploi

Européennes : la porte-parole LR toujours inscrite à Pôle emploi
Laurence Sailliet, porte-parole et candidate de la liste LR aux élections européennes, le 5 février 2018 à Paris.

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 19 mai 2019 à 09h00

La porte-parole et candidate de la liste Les Républicains, Laurence Sailliet, suscite des critiques en raison de son inscription à Pôle emploi, en pleine campagne des élections européennes.

"La solidarité n'a pas à financer une candidature", s'indigne en privé Stéphane Séjourné, directeur de la campagne européenne d'En marche, détaille le Journal du dimanche dans son édition de dimanche 19 mai. En cause, l'information, révélée par le Point, un peu plus tôt dans la semaine. Laurence Sailliet, candidate à un siège au Parlement européen de Strasbourg et porte-parole de la liste Les Républicains, est toujours inscrite auprès de Pôle emploi, qui lui verse une allocation mensuelle à laquelle elle a droit. 

Un droit auquel a renoncé, de son côté, le trentenaire, proche d'Emmanuel Macron, à l'inverse, donc, de la porte-parole des Républicains a fait le choix de continuer à toucher 75% de son dernier salaire, soit un montant avoisinant 2500 par mois. Une somme qu'elle touche dans le cadre d'un contrat de sécurisation professionnelle, elle qui assure être "sur un projet de création d'entreprise". 

Accusée d'avoir occupée un "emploi de confort"

Vendredi 17 mai, l'Express s'était également intéressé à l'activité de Laurence Sailliet, qui a omis certaines activités sur sa biographie officielle, notamment un passage de quatre ans dans le cabinet d'avocat de son compagnon, clôturé en octobre 2018 lors de son inscription au Pôle emploi. Un "emploi de confort" avait vitupéré un témoin, assurant qu'elle avait mis à profit son activité pour nouer des relations haut placées. "Elle avait table ouverte au Fouquet's pour construire son réseau politique", assure ce témoin à l'hebdomadaire.



Un témoignage que la candidate LR a qualifié de "dénonciations calomnieuses" par la voix de son avocate.
 

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