Européennes : EELV n'a "pas fait une campagne de gauche" selon Alexis Corbière

Européennes : EELV n'a "pas fait une campagne de gauche" selon Alexis Corbière
Alexis Corblère le 10 avril 2019 à l'Assemblée nationale.

, publié le lundi 27 mai 2019 à 11h11

La gauche apparaît plus divisée que jamais après les résultats des élections européennes. Alors que les Verts réalisent une belle percée, les Insoumis font à peine mieux que la liste de Raphaël Glucksmann avec seulement 6,31 % des voix.

Afin de peser sur les débats européens, La France insoumise et EELV peuvent-ils s'allier ? 

Une alliance est-elle possible entre la France insoumise qui a plongé lors de ce scrutin européen à 6,31 % et les Verts qui ont au contraire créé la surprise avec 13,47 % des voix ? Interrogé sur un possible travail en commun de EELV et LFI, le député LFI Alexis Corbière a mis en avant lundi 27 mai sur Franceinfo ses "désaccords" avec les écologistes de Yannick Jadot. 



Le député a regretté que la liste de Yannick Jadot n'ait "pas fait une campagne de gauche" et que Yannick Jadot ait "répété plusieurs fois que ce n'était pas sur cet axe qu'il se positionnait". "Je continue à avoir des désaccords avec la façon dont Europe Ecologie entend mener les choses", a-t-il ajouté. "Ils sont très pro-européens, favorables aux traitésµ. Souvent, au niveau du parlement, ils nouent des alliances contreproductives", a-t-il regretté. Et "ils sont même prêts à faire alliance peut-être avec les partisans d'Emmanuel Macron dans le cadre de la nouvelle majorité au niveau du parlement". "Que les idées écologiques progressent, je ne peux que m'en féliciter, mais en même temps il faut la réponse sociale, démocratique", a-t-il plaidé.

"Ne pas se mettre autour d'une table entre partis politiques du 20e siècle" 

Le député a également défendu la figure de Jean-Luc Mélenchon à la tête du parti. "Jean-Luc Mélenchon est quand même le moteur de ce que nous faisons. C'est lui qui a fait émerger ce mouvement nouveau à hauteur de près de 20% (lors de l'élection présidentielle de 2017), c'est lui qui rassemble énormément de gens dans nos meetings", a-t-il déclaré. Les militants ont selon lui "un rapport très fort" au dirigeant du parti, qu'Alexis Corbière décrit comme "un passeur".


De leur côté, les Verts ne semblent pas prêts à sceller des alliances. "Ce ne sont pas des coalitions de partis qui vont nous permettre de construire une alternative" a affirmé la tête de liste d'Europe écologie - Les Verts Yannick Jadot, lundi sur Franceinfo. "Il faut rassembler les acteurs de la société, ceux qui agissent, et pas se mettre autour d'une table entre partis politiques du 20e siècle pour se dire, allez, comment on se partage le gâteau. Ça ne peut plus être ça la politique", a-t-il ajouté. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.