Européennes : Bernard Tapie défend l'engagement de Macron et allume Hollande

Européennes : Bernard Tapie défend l'engagement de Macron et allume Hollande
Bernard Tapie, le 4 avril 2019, à Paris

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 21 mai 2019 à 21h00

L'homme d'affaires a défendu l'implication du chef de l'Etat dans la campagne des élections européennes, adressant au passage une nouvelle pique à François Hollande, qui "laisserait faire" s'il était encore à l'Elysée.

Bernard Tapie a descendu François Hollande au cours d'une interview accordée à BFM-TV, dans laquelle il dénoncé l'immobilisme de l'ancien président de la République à l'époque où il était au pouvoir. Ce mardi 21 mai, l'ex-président de l'Olympique de Marseille a profité d'un commentaire élogieux à l'égard d'Emmanuel Macron pour critiquer celui qui l'avait précédé à l'Elysée. 

Interrogé sur l'engagement du président de la République dans la liste "Renaissance" pour le scrutin des européennes, Bernard Tapie a rendu hommage au "risque" pris par Emmanuel Macron, après une violence "terrible" subie pendant le mouvement des "gilets jaunes". "Je dis pas qu'il a pas pris un risque. Mais c'est à la fois un défaut et une vertu. Ca s'appelle en avoir là où il faut", a lancé l'homme d'affaires au sujet du chef de l'Etat,, avant d'attaquer son prédécesseur.

"Si dans cette période aujourd'hui, vous avez à la tête une deuxième fois Hollande, je vous dis pas dans quelle merde vous êtes !", a t-il ajouté. "Ah il laissera faire, y a aucun problème, à part sur les juges d'instruction, là il laisse pas faire" (en référence à l'Affaire Crédit Lyonnais, ndlr). "Pour le reste, vous pouvez être tranquille", ironise t-il.

Bernard Tapie est-il donc plus Macron que Hollande? "Y a pas photo, et pourtant j'ai encore plus d'emmerdes qu'à l'époque", répondu-il. La rancœur Tapie-Hollande est tenace depuis plusieurs années, et les déboires judiciaires de Bernard Tapie dans l'affaire de l'arbitrage l'opposant au Crédit Lyonnais. En mars 2018, l'ancien président d'Adidas avait ainsi estimé que l'ex-chef de l'Etat n'était "pas complètement étranger" à sa maladie, estimant que "François Hollande avait voulu ériger cette affaire en symbole de son entreprise de démolition de l'action" de Nicolas Sarkozy.

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