Emmanuel Macron : en Europe, "il se passe ce que je dis depuis le début"

Emmanuel Macron : en Europe, "il se passe ce que je dis depuis le début"
Emmanuel Macron, le 28 mai 2019, à Bruxelles

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 28 mai 2019 à 17h54

Le chef de l'Etat a commenté les résultats des élections européennes, jugeant que les peuples du continent "nous ont simplement dit qu'ils avaient envie d'Europe".

La demande de "répondre à l'urgence climatique" est "un message très fort en France et partout en Europe". Deux jours après les élections européennes, qui ont vu le Rassemblement national dominer le scrutin en France devant La République en marche, Emmanuel Macron a évoqué mardi 28 mai la recomposition du Parlement européen, depuis Bruxelles.  "Là ou beaucoup pensaient que l'Europe était fatiguée, de moins en moins démocratique, nos peuples nous ont simplement dit qu'ils avaient envie d'Europe".

"Nous sommes face à une véritable recomposition et une nouvelle étape de l'aventure européenne", a commenté le président de la République évoquant l'ascension des eurosceptiques.

"Il se passe en Europe ce que je dis depuis le début de mon engagement politique!", juge le chef de l'Etat, s'adressant à ceux qui l'accusaient "dramatiser" et "d'essayer d'utiliser la situation". "Je n'oublie pas que nous venons d'un pays qui, il y a 5 ans, a mis le FN en tête. Qui il y a deux ans a mis le FN au deuxième tour. C'est pas une découverte !", poursuit-il, ajoutant que "partout les extrêmes montent, sur les peurs, les mensonges, l'aide de puissances étrangères qui veulent détruire le projet européen, et notre incapacité à apporter une réponse efficace à ce que demandent nos concitoyens".
 
[EMBED url="

"]

"Ils (les partis eurosceptiques) sont en train d'arriver. C'est pour ça que j'ai mis tout mon énergie dans la campagne française pour qu'on se tienne à ce rang", a t-il ajouté à propos de son implication dans la campagne de la liste "Renaissance" menée par Nathalie Loiseau. "Dans ce contexte post-Brexit, nos forces auront le même nombre de parlementaires européens que le FN, ce n'était pas donné il y a quelques mois. "Nous avons réussi au moins une chose : il y a une majorité possible sans les extrêmes", conclut-il.

Les 21 eurodéputés de la liste de la majorité LREM-Modem, Renaissance, qui a recueilli 22,41% des voix dimanche, arrivant en deuxième position derrière celle du Rassemblement national (RN), devraient constituer la principale composante du nouveau groupe centriste au Parlement européen. Selon le chef de l'Etat, pour bâtir "l'ambition européenne pour les cinq années à venir", il faudra choisir à la tête de l'UE "des femmes et des hommes qui ont l'expérience et la crédibilité qui leur permettent de porter ces missions et qui (...) l'épousent pleinement".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.