Élections européennes : Marine Le Pen réclame la dissolution de l'Assemblée nationale

Élections européennes : Marine Le Pen réclame la dissolution de l'Assemblée nationale
Marine Le Pen, à Paris, le 26 mai 2019.

, publié le dimanche 26 mai 2019 à 20h39

Le Rassemblement national est arrivé en tête des élections européennes en France, devançant légèrement la liste soutenue par le président Emmanuel Macron. Pour le parti de Marine Le Pen, il s'agit d'une "sanction claire" contre le président.

Le Rassemblement national (RN) est arrivé en tête des élections européennes, avec 23% à 24,2% des voix, devant La République en Marche (LREM), 21,9% à 22,5%, selon les premières estimations de quatre instituts dimanche 26 mai.

"Nous accueillons ce résultat avec joie puisque le Rassemblement national n'a jamais aussi bien porté son nom", s'est félicitée la présidente du parti Marine Le Pen. "Vote du cœur ou de la raison, soyez assuré que c'est un vote pour la France et pour le peuple", a-t-elle affirmé, assurant qu'il s'agissait d'un vote "heureux et même vital pour un pays qui navigue en pleine confusion". Selon elle, "il appartiendra au président de la République d'en tirer les conséquences. Il n'a d'autres choix selon moi que de dissoudre l'Assemblée nationale". 




"C'est une satisfaction immense pour tous ceux qui n'ont jamais douté, pour tous ceux qui se sont battus et n'ont jamais cessé de croire en la France", a de son côté déclaré la tête de liste RN Jordan Bardella en réaction aux premiers résultats, évoquant un "sursaut populaire contre le pouvoir en place". "Le peuple français a infligé ce soir une sanction claire ainsi qu'une leçon d'humilité au président de la République qui a choisi d'engager toute son autorité dans la campagne. Le président de la République a transformé ce scrutin en plébiscite. Il a réussi : ce soir, c'est lui et sa politique qui sont rejetés", s'est-il réjoui. 

"Emmanuel Macron prend une claque ce soir de la part des Français", a également estimé le porte-parole du RN, Sébastien Chenu sur France 2. "C'est la victoire des Français qui ont été méprisés, matraqués, insultés depuis deux ans par Emmanuel Macron", a-t-il insisté.

Interrogé sur la légère baisse du score par rapport aux 24,9% obtenus par la liste Front national en 2014, M. Chenu a souligné qu'il y avait cette fois "34 listes et plusieurs listes de souverainistes". "Vous pouvez faire les comparaisons que vous souhaitez, nous sommes largement en tête, nous sommes les vainqueurs de cette élection européenne, chacun en conviendra".

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