Édouard Philippe "débarque 15 jours avant, 'boum' il devient Premier ministre!", plaisante Christophe Castaner

Édouard Philippe "débarque 15 jours avant, 'boum' il devient Premier ministre!", plaisante Christophe Castaner
Édouard Philippe et Christophe Castaner, le 24 avril 2019 à Paris.
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Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 17 mai 2019 à 13h39

En campagne pour les Européennes jeudi 16 mai à Angers, le ministre de l'Intérieur a souligné avec humour que lui avait activement pris part à la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, contrairement au chef du gouvernement, qui faisait partie des Républicains.

À 10 jours des élections européennes du 26 mai, la campagne s'active. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le Premier ministre Édouard Philippe se sont rendus jeudi soir à Angers (Maine-et-Loire) pour appeler à la mobilisation de l'électorat macroniste sur fond de duel pour la première place entre la République en Marche et Rassemblement national. 

"Notre principal ennemi, il est connu : c'est celui du doute.

C'est celui au fond qui à cause du doute se traduira par l'abstention", a estimé M. Castaner lors d'un meeting réunissant quelque 200 personnes. "Vous avez individuellement et collectivement une responsabilité simple", leur a-t-il lancé: "celle d'aller chercher une, deux, trois, dix personnes qui iront voter. À ce moment là, vous verrez que vous aurez ce sentiment d'utilité dans l'engagement politique". 




Le locataire de la place Beauvau a vanté la liste "Renaissance" comme celle des "militants de l'Europe" pouvant "jouer un rôle déterminant au Parlement européen", en soulignant les horizons politiques différents de la liste et de ses soutiens. 

Castaner taquine Philippe

Il a au passage taquiné le Premier ministre. "S'il y en a un qui représente bien le dépassement politique, c'est Édouard Philippe", a dit Christophe Castaner. "Nous, on a ramé pendant la campagne pendant des mois des mois des mois, et même plus que ça. Lui il débarque 15 jours avant, 'boum' il devient Premier ministre!", a-t-il plaisanté, déclenchant les rires et les applaudissements de la salle.

"Ça ne nous a pas fait un choc parce qu'on soupçonnait quand même Emmanuel Macron d'être capable de ça. (...) D'aller chercher systématiquement des personnalités, qui soient là encore capables d'assumer les fonctions qui allaient leur être confiées et pas par rapport à des équilibres politiques ou des accords d'un bureau politique quelconque", a-t-il vanté.

De son côté, Édouard Philippe, ancien maire Les Républicains du Havre, a assuré qu'il croyait à une reconstruction européenne "faite par des gens de droite comme de gauche". 

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