Crise à LR: Pécresse assure inscrire sa démarche dans l'initiative de Larcher

Crise à LR: Pécresse assure inscrire sa démarche dans l'initiative de Larcher
Valérie Pécresse à Menton, le 30 juin 2018

AFP, publié le jeudi 06 juin 2019 à 13h35

Valérie Pécresse, qui a annoncé mercredi soir quitter le parti Les Républicains, a expliqué jeudi aux militants que sa démarche "s'inscrivait" dans l'initiative de rassemblement de la droite et du centre du président du Sénat Gérard Larcher.

"Ma démarche s'inscrit naturellement au sein de l'initiative de rassemblement de la droite et du centre lancée par Gérard Larcher" mardi, "qui va bien au-delà des partis", a écrit la présidente de la région Île-de-France et présidente du mouvement Libres! dans un courrier aux militants et sympathisants LR.

Gérard Larcher avait annoncé mardi, avec Valérie Pécresse à ses côtés, la tenue d'une "grande convention nationale" en octobre, à l'issue d'une réunion de hiérarques de la droite et du centre organisée après la déroute des Républicains aux élections européennes.

"Mais pour réussir, cette initiative doit s'appuyer sur un pilier fort de droite authentique, qui assume ses convictions dans la France d'aujourd'hui", ajoute Mme Pécresse, qui juge "impossible aujourd'hui de mener ce travail de refondation de l'intérieur du parti", qu'elle considère "cadenassé sur ses idées et sur son organisation".

"Nous serons en voie d'extinction si nous ne provoquons pas très vite un électrochoc. Et il va falloir repartir de zéro", affirme-t-elle, en suggérant d'ouvrir "nos portes et nos fenêtres à la société civile et en s'appuyant sur l'expérience inestimable de nos élus de terrain".

"Si la droite n'arrive plus à incarner une troisième voie entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, j'ai la certitude que le (Rassemblement national) arrivera tôt ou tard au pouvoir en France. Et cela, fidèle à mon ADN gaulliste, je ne peux pas m'y résoudre", prévient Mme Pécresse.

Elle déplore enfin s'être "heurtée systématiquement à des fins de non-recevoir" quand elle a essayé notamment de demander au bureau politique (direction) de LR la "démission d'office des constructifs qui avaient rejoint la République en marche", celle des "+fusionnistes+ comme Thierry Mariani qui prônaient une alliance avec le FN", de refuser "une alliance contre nature avec la France Insoumise pour rejeter la privatisation d'ADP", ou de défendre les "libertés publiques en Hongrie".

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