Bientôt un parti de gauche "Macron-compatible" ?

Bientôt un parti de gauche "Macron-compatible" ?
Selon BFMTV, Jean-Yves Le Drian est à la manœuvre pour lancer un mouvement de gauche "Macron-compatible".

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 23 mai 2019 à 15h08

Inspiré de la formation Agir à droite, un parti de gauche proche des idées du chef de l'État va voir le jour après les Européennes, affirme BFMTV. Jean-Yves Le Drian serait à la manœuvre. 

L'après élections européennes se prépare.

Alors que le Rassemblement national accroît son avance sur la République en marche à mesure que le scrutin se rapproche, la gauche "Macron-compatible" s'organise. BFMTV révèle ce jeudi 23 mai qu'un nouveau mouvement compatible avec la politique du gouvernement va être lancé prochainement. "Emmanuel Macron a donné son feu vert, ça va se faire rapidement", assure auprès de la chaîne d'information un député de la majorité. 




Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, ex-poids lourds du PS, seraient aux manettes de ce mouvement inspiré de la formation Agir à droite. Les "réformateurs" du PS, souvent des anciens proche de Manuel Valls, sont particulièrement ciblés. "Ce sera un courant social démocrate, débarrassé des réflexes gauchistes. Ça peut représenter entre 10 et 15% des Français", souhaite un ex-ténor du PS. 



L'ancien ministre de François Hollande Jean-Marie Le Guen révèle à BFMTV avoir été contacté. "Selon les formes que cela prend, je pourrais faire partie de l'aventure. Il faut une coordination, pas un parti. L'heure est au rassemblement, pas aux questions partisanes. Nous avons un gros travail de reconstruction", confie-t-il. D'ancien députés PS, comme Gilles Savary et François Loncle, ont également été approchés. 

Des profils qui sont également contactés par Bernard Cazeneuve. Selon BFMTV, l'ancien Premier ministre "consulte beaucoup en ce moment et prépare l'après 26 mai." "Il m'a appelé et j'ai reçu un coup de fil d'un proche de Le Drian", confirme Gilles Savary, qui confie : "À titre personnel, la seconde offre me séduit plus".

Ce qui n'est pas le cas de tous ses camarade de l'Assemblée nationale. "Macron nous a tués en 2017 alors pourquoi le soutenir maintenant ?", s'interroge notamment un ancien député PS.

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