Benoît Hamon critique le RN : "Heureusement qu'il y avait une République pour accueillir des Bardella!"

Benoît Hamon critique le RN : "Heureusement qu'il y avait une République pour accueillir des Bardella!"
Benoît Hamon, le 6 décembre 2018, à Paris

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 23 mai 2019 à 23h15

A l'occasion de l'ultime débat télévisé avant les élections européennes, le chef de file de "Générations" a tancé le discours du candidat Rassemblement national en matière d'immigration, évoquant son ascendance d'origine italienne.

Benoît Hamon et Jordan Bardella ont eu un vif échange sur le plateau de BFM-TV, jeudi 23 mai, lors du dernier grand débat des européennes avant le scrutin du 26 mai. La tête de liste du RN a exposé la ligne de son parti, provoquant la colère de l'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2017".

"Je crois que le véritable humanisme, c'est la fermeté", a déclaré Jordan Bardella, avant de poursuivre, s'adressant indirectement aux populations de migrants : "Ne venez pas chez nous car nous n'avons plus rien à nous offrir. Nous ne scolariserons pas vos enfants, nous ne vous régulariserons pas et nous ne prendrons pas en charge vos dépenses de santé. Parce que dans mon pays la France, j'ai des milliers et des milliers de pauvres et je préfère m'occuper d'eux". "Heureusement qu'il y avait une belle République pour accueillir des Bardella, des Lopez, et quelques autres avant!", lui a répondu Benoît Hamon, provoquant de brefs applaudissements dans le public.


"Elle est belle notre République, heureusement qu'elle a accueilli nos parents, nos grands-parents venus de loin", a t-il ajouté, critiquant un "discours islamophobe" de la tête de liste RN. "Je fais partie d'une génération issue de l'immigration qui s'est assimilée et qui lorsqu'elle est arrivée en France a tout fait pour s'intégrer". "Vous les empêchez de le faire" lui rétorque Benoît Hamon.

Un dernier débat télévisé se tenait ce jeudi 23 mai sur BFMTV entre 11 têtes de listes des élections européennes ce jeudi 23 mai, à trois jours du scrutin du 26 mai en France.

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