Assistants parlementaires du FN : la justice européenne confirme que Marine Le Pen doit rembourser 300.000 euros

Assistants parlementaires du FN : la justice européenne confirme que Marine Le Pen doit rembourser 300.000 euros
Marine Le Pen le 21 mai 2019 à Villeblevin (Yonne).

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 23 mai 2019 à 13h45

La présidente du Rassemblement national est soupçonnée d'avoir rémunéré, entre 2009 et 2016, sur son enveloppe d'eurodéputée, sa chef de cabinet au FN.

Marine Le Pen devra bien rembourser 300.000 euros au Parlement européen pour l'emploi douteux d'une assistante. Dans un jugement daté de mardi, la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) contre une décision de juin 2018, ultime étape de cette procédure au niveau européen, rapporte l'AFP jeudi 23 mai. "Boule puante.

Personne n'est dupe", a répondu par SMS Marine Le Pen à l'AFP qui l'interrogeait sur cette décision.

La députée du Pas-de-Calais avait annoncé ce pourvoi après la décision du Tribunal de l'UE du 19 juin 2018 confirmant le remboursement des 300.000 euros dans cette affaire. Le remboursement porte sur l'emploi de Catherine Griset en tant qu'assistante parlementaire de fin 2010 à début 2016. Chef de cabinet de Marine Le Pen depuis 2015, elle est actuellement numéro 10 de la liste du RN pour les élections européennes.

Déjà 60.000 euros récupérés

En mars, Marine Le Pen a été déboutée d'un recours similaire contre une demande de remboursement de 41.000 euros liée à l'emploi d'un autre assistant parlementaire, Thierry Légier, qui était son garde du corps. Dans les deux cas, l'institution s'est appuyée sur une enquête de l'Olaf, l'office antifraude de l'Union européenne.




Les retenues effectuées avant le départ de Marine Le Pen du Parlement européen courant 2017 ont permis de récupérer environ 60.000 euros, selon une source parlementaire. Pour récupérer le reste, le Parlement européen compte sur les suites de la procédure en cours devant la justice française, dans laquelle il s'est porté partie civile. En février, la Cour de cassation a également rejeté les demandes d'annulation de l'enquête ouverte en France contre le FN dans cette affaire dans laquelle Marine Le Pen est mise en examen.

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