À Milan, Marine Le Pen fustige le "comportement très grave" d'Emmanuel Macron

À Milan, Marine Le Pen fustige le "comportement très grave" d'Emmanuel Macron
Marine Le Pen était accompagnée de Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes.
A lire aussi

publié le samedi 18 mai 2019 à 10h25

La présidente du Rassemblement national, à Milan pour une large réunion avec les partis souverainistes avant les élections européennes, a répondu aux attaques d'Emmanuel Macron. La veille le président de la République avait qualifié de "catastrophe" le bilan du RN au Parlement européen. 

Le "comportement d'Emmanuel Macron est très grave", a déclaré Marine Le Pen lors d'une conférence de presse samedi 18 mai à Milan où se réunissent les représentants de plusieurs partis souverainistes avant les élections européennes. La cheffe de file du Rassemblement national, s'est attaqué au président de la République, qui s'est impliqué personnellement dans la campagne pour les législatives de l'Union Européennes ces derniers jours. 

"Je suis obligée de rappeler au président que son rôle est encadré par la Constitution" a-t-elle notamment évoqué, avant de fustiger le "comportement anti-républicain" d'Emmanuel Macron. "Il viole le texte et l'esprit de la constitution française" a-t-elle encore estimé. "S'il n'arrive pas en tête de cette élection, il devra partir" a réitérée Marine Le Pen.

Répondre à Emmanuel Macron

En visite à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) vendredi, Emmanuel Macron avait de nouveau attaqué le bilan politique du Rassemblement national en Europe : "sur tout un tas de sujets, leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe (...) avait-il notamment estimé. RN et LREM sont au coude-à-coude dans les sondages pour le scrutin du 26 mai.



Matteo Salvini, le chef de la Ligue (extrême droite italienne) et sa principale alliée Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN) en France, sont réunis à Milan. Ils souhaitent réussir l'alliance de douze partis nationalistes et identitaires, dont les positions divergent pourtant sur de nombreux points comme la discipline budgétaire ou la répartition des migrants déjà présents dans l'UE.

Leur objectif est de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), où siègent déjà la Ligue, le RN, le FPÖ autrichien ou le Vlaams Belang flamand, la troisième force du Parlement européen, une place que convoitent aussi les libéraux de l'ALDE, où pourraient siéger les élus français rangés derrière le président Emmanuel Macron.

Matteo Salvini, qui est aussi vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur italien, a multiplié ces dernières semaines les réunions électorales, appelant sans relâche ses électeurs à la mobilisation.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.