RENAULT ARKANA TCe 140 EDC RS Line

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publié le mardi 15 juin 2021 à 00h00

Lorsque, en 2019, la filiale russe du Losange présente l'Arkana, l'accueil est unanime. Avec ses lignes sexy, ce SUV coupé serait un complément idéal à la gamme européenne. Développé sur la base du premier Dacia Duster, ce modèle est toutefois incapable de satisfaire aux normes du Vieux Continent.

La Renault qui s’attaque au premium

Qu'à cela ne tienne : deux ans plus tard, voici… l'Arkana. Même s'il ressemble comme deux gouttes d'eau à son cousin russe, cette version européenne ne partage avec elle que son pavillon. Bâtie sur la plateforme CMF-B, celle du Captur, elle se dote d'un moteur moderne, le 1.3 TCe 140 ch désormais à micro-hybridation, et de la planche de bord de son petit frère. Mais, avec son gabarit beaucoup plus conséquent, 4,57 m de long, il boxe dans la catégorie des compacts, face aux Audi Q3 Sportback et BMW X2. Une niche encore inoccupée par la concurrence généraliste.

Malgré ses lignes élancés, l'Arkana préserve l'espace à bord avec une garde au toit et une longueur aux jambes pour transporter des adultes sur sa banquette arrière, et 513 l de coffre pour emporter les bagages nécessaires à un départ en week-end. Le mobilier de bord affiche une allure moderne avec son combiné d'instrumentation digital dès le deuxième niveau de finition et une tablette tactile de 9,3'', là encore disponible dès la version Intens, à la définition d'image très soignée. Malheureusement, comme beaucoup de modèles actuels, l'Arkana impose de passer par les menus et sous-menus de cet écran pour accéder à la majorité des fonctions de confort, ce qui oblige parfois à quitter la route des yeux un peu trop longtemps. La qualité de finition est d'un très bon niveau avec, notamment, une sellerie en cuir noir surpiquée de rouge sur la R.S. Line de notre essai.

Grâce à sa plateforme high-tech, l'Arkana parvient à maintenir sa masse sous la barre de 1 350 kg. Le 1.3 TCe reste ainsi, même dans ce premier niveau de puissance, suffisamment à l'aise. Son allant et sa douceur de fonctionnement restent conformes à ce que ce moteur démontre déjà sous le capot d'autres Renault, mais la boite EDC, une transmission robotisée à double embrayage et 7 rapports, est bien trop douce pour assurer à ce SUV un semblant de sportivité. Dommage car le châssis marie parfaitement confort et dynamisme, et accepterait probablement sans broncher une cavalerie plus démonstrative. Au moins les réglages de boite ont-ils l'avantage, bien aidés par la micro-hybridation, de contenir les consommations à des niveaux très bas.

Lors de notre essai, nous avons relevé 7,5 l/100 km sur autoroute et de 6 à 7 l/100 km sur le réseau secondaire. L'insonorisation est également excellente, faisant des longs trajets à bord de l'Arkana un véritable plaisir. Cerise sur le gâteau, cette auto attire irrésistiblement le regard des autres automobilistes. Une attractivité à laquelle les Renault actuelles ne nous ont guère habitués.

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