Wall Street termine en hausse pour la troisième séance d'affilée

Wall Street termine en hausse pour la troisième séance d'affilée
La façade du New York Stock Exchange

publié le mercredi 08 décembre 2021 à 22h43

La Bourse de New York a conclu légèrement dans le vert mercredi après deux séances de solides gains, qui ont reflété le soulagement des investisseurs face un variant Omicron moins dangereux que redouté.

Selon des résultats définitifs, l'indice Dow Jones a avancé de 0,10% à 35.754,75 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, grimpé de 0,64% à 15.786,99 points. Le S&P 500 a gagné 0,31% à 4.791,21 points

Optimistes en début de séance, les indices ont été plus volatiles en deuxième partie de journée, les investisseurs demeurant inquiets de l'impact du variant sur les voyages. 

L'annonce du Premier ministre britannique Boris Johnson d'un durcissement des restrictions afin d'enrayer la propagation du variant Omicron du coronavirus au Royaume-Uni a aussi tempéré l'enthousiasme, soulignaient les analystes de Wells Fargo. Downing Street a demandé le retour au télétravail dès lundi et veut mettre en place le passeport vaccinal pour certains grands rassemblements.

Les indices avaient d'abord été soutenus par l'annonce mercredi par Pfizer et BioNTech qu'une troisième dose de leur vaccin neutraliserait le variant du coronavirus Omicron.

Selon les études réalisées par les deux laboratoires, "le vaccin est toujours efficace contre le Covid-19, également contre le variant Omicron, si il a été administré trois fois", mais ce variant n'est "probablement pas suffisamment neutralisé après deux doses".

Pfizer a indiqué travailler "au développement d'un vaccin spécifique au variant Omicron" et espère le rendre disponible d'ici mars.

L'action Pfizer, dans le vert à l'ouverture, a perdu 0,62%. Merck qui a développé une pilule anti-Covid pour soigner certains adultes à risque, déjà commercialisée en Grande-Bretagne, a grimpé de 1,25%.

Les investisseurs ont été aussi encouragés mercredi par les progrès des négociations au Congrès sur le plafond de la dette. 

La Chambre des représentants a voté une feuille de route pour faire adopter un relèvement du plafond d'endettement ce qui déjà "réduit le risque d'un défaut de paiement des États-Unis ce mois-ci", se félicitait Art Hogan de National Securities.

Au niveau macroéconomique, la réunion monétaire de la Banque du Canada était sur le radar des opérateurs alors que l'inflation a atteint un sommet depuis vingt ans au Canada et que la banque centrale a déjà cessé son programme de soutien monétaire à l'économie pour faire face à la crise sanitaire.

Les marchés vont guetter aussi l'inflation aux États-Unis (CPI) publiée vendredi pour novembre.

Les analystes estiment que l'indice des prix à la consommation va culminer à 6,7% sur un an contre +6,2% le mois d'avant. Sur un mois, ils prévoient +0,7% contre +0,9% en octobre.

Ces chiffres vont conforter la banque centrale américaine, la Fed, dans son intention d'accélérer la diminution de ses achats d'actifs, ce qui ouvrira la porte à une hausse des taux au milieu de 2022.

"Il est quasiment certain que la Fed va faire cette annonce", a estimé Patrick O'Hare, alors que la réunion monétaire se tient les 14 et 15 décembre.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans se sont tendus à 1,52% contre 1,45%.

Au Congrès, le patron d'Instagram, filiale de Facebook a témoigné devant une commission alors que les élus évaluent l'impact du réseau social sur les adolescents. 

Adam Mosseri a assuré aux parlementaires qu'Instagram pouvait "aider" les jeunes en difficulté, prenant le contre-pied des récentes accusations formulées contre le réseau social. Le titre Facebook (Meta) a conclu en hausse de 1,83% à 291,75 dollars.

Apple, une des plus massives capitalisations de Wall Street, a encore engrangé 2,28% à 175 dollars mercredi après avoir déjà tiré la hausse du Nasdaq depuis lundi. 

Le fabricant d'iphones a été salué après avoir obtenu un délai dans le procès qui l'oppose à l'éditeur de jeux Epic Games pour modifier son appstore.

La société américaine Planet, qui prend des images de la Terre par satellites et les analyse, a fait une entrée hésitante à Wall Street via une fusion avec une entreprise déjà cotée en Bourse qui lui a rapporté 590 millions de dollars.

Après avoir fortement fluctué en séance, son titre a fini en hausse de 5% à 11,35 dollars. Cela valorisait l'entreprise à environ 490 millions de dollars selon CNBC.

Nasdaq

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