Wall Street termine en hausse, le Nasdaq et le S&P 500 à un record

Wall Street termine en hausse, le Nasdaq et le S&P 500 à un record
Le "Taureau de Wall Street", le 17 février 2021 à New York

publié le jeudi 28 octobre 2021 à 22h37

La Bourse de New York a conclu en solide hausse jeudi portée par des résultats d'entreprises encourageants, le Nasdaq, où se concentrent les valeurs technologiques, et l'indice élargi S&P 500 atteignant de nouveaux records.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,68% à 35.730,48 points. Le Nasdaq a grimpé de 1,39% à un nouveau sommet, 15.448,12 points. L'indice élargi S&P 500, en progrès de 0,98%, a aussi atteint un record à 4.596,42 points.

Les onze secteurs du S&P 500 sont restés dans le vert, avec l'immobilier (+1,47%) en tête suivi des fabricants des produits de grande consommation (+1,37%), des titres industriels (+1,29%) et des technologies d'information (+1,06%).

Déjà en hausse depuis le début de la séance, l'action Facebook (+1,51% à 316,92 dollars) a accéléré lorsque le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé qu'il changeait de nom pour sa maison mère, qui va désormais s'appeler "Meta" et être cotée en Bourse sous le symbole MVRS (pour métavers).

Dans l'anticipation de l'annonce de ses résultats trimestriels, Apple a gagné 2,50% à 152,57 dollars.

Le géant du commerce électronique Amazon, qui a conclu en hausse de 1,59% à 3.446,57 dollars, perdait le double (-3,89%) dans les échanges électroniques après la clôture. Le groupe de Jeff Bezos a déçu le marché avec l'annonce, après la séance, d'un bénéfice net divisé par deux au 3e trimestre.

Du côté des indicateurs, "un calendrier mitigé a montré une première estimation du PIB du 3e trimestre bien en deçà des estimations", relevaient les analystes de Schwab.

La croissance américaine de juillet à septembre, grippée par la propagation du virus Delta, a fortement décéléré à 2% en rythme annualisé alors que les analystes s'attendaient à 2,4%.

"Le PIB nous a dit ce que nous savions déjà, que l'économie a considérablement ralenti au 3e trimestre", a affirmé Ryan Detrick, stratégiste en chef pour LPL Financial.

"La bonne nouvelle est que nous prévoyons que les prochains trimestres compensent largement le ralentissement alors que la situation liée au Covid continue de s'améliorer", a-t-il ajouté. 

Le moral des investisseurs est conforté par les "signes actuels" favorables du marché du travail, notaient les analystes de Schwab.

Pour la quatrième semaine d'affilée, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont diminué et sont à un plus bas depuis le début de la pandémie. La semaine dernière, elles ont reculé de 10.000, avec un total de 281.000 demandeurs, a annoncé le ministère du Travail.

Sur le front politique, le président Joe Biden a annoncé jeudi les nouveaux contours de son plan de dépenses sociales et environnementales d'un montant diminué à 1.750 milliards de dollars pour obtenir le soutien de toutes les franges du parti démocrate.

Au rang des actions, Caterpillar a fait un bond de 4,14% à 204,24 dollars. Le groupe spécialisé dans la fabrication d'engins, d'équipement et de matériels de chantier a vu son profit trimestriel grimper, porté par la forte demande dans le secteur de la construction.

Autre groupe majeur, le laboratoire Merck a bondi de 6,19% à 86,59 dollars après avoir dépassé les attentes au troisième trimestre et revu ses ambitions annuelles à la hausse, espérant la commercialisation imminente de son antiviral oral expérimental contre le Covid-19.

Le titre de Ford a été fêté (+8,96% à 16,90 dollars) après que le constructeur automobile eut annoncé, fort de résultats meilleurs que prévu, qu'il allait de nouveau distribuer des dividendes.

Le fabricant des semiconducteurs GlobalFoundries a fait ses premiers pas en Bourse pour lever quelque 2,6 milliards de dollars avec une action mise à prix 47 dollars. Le titre a terminé en repli de 1,28% à 46,40 dollars.

Les taux obligataires sur les bons du Trésor américain à 10 ans se sont tendus légèrement à 1,57% contre 1,54% la veille.

La réunion monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) s'est achevée "sans surprise" avec des taux inchangés et la poursuite de ses achats d'actifs, a relevé Patrick O'Hare, de Briefing.com.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a réaffirmé jeudi que l'institution ne relèverait pas ses taux avant de voir l'inflation durablement converger vers l'objectif de 2%, déjouant les anticipations des marchés d'une hausse dès 2022.

Nasdaq

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