Wall Street ouvre en ordre dispersé, les taux montent

Wall Street ouvre en ordre dispersé, les taux montent
Un opérateur du New York Stock Exchange, fin juillet
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publié le lundi 27 septembre 2021 à 16h20

La Bourse de New York évoluait lundi en ordre dispersé au début d'une semaine riche en indicateurs sur la poursuite de l'expansion, mais aussi l'inflation, alors que les taux obligataires montaient au plus haut en trois mois.

A 14H10 GMT, l'indice Dow Jones avançait de 0,66% tandis que le Nasdaq, où se concentrent les valeurs technologiques, perdait 1,04%. Le S&P 500 lâchait 0,24%.

Vendredi, les indices avaient terminé sur une note contrastée après une semaine agitée par les inquiétudes sur la solvabilité du géant immobilier chinois Evergrande. 

Le Dow Jones avait clôturé en légère hausse de 0,10% à 34.798 points, l'indice Nasdaq à forte composante technologique avait perdu 0,03% à 15.047,69 points et l'indice élargi S&P 500 avait gagné 0,15% à 4.455,48 points.

"Nous avons une ouverture en demi-teinte avec le Nasdaq et le S&P sous pression à cause du secteur technologique. La raison en est que les rendements obligataires ont grimpé en flèche ce matin", a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Les taux sur les bons du Trésor à 10 ans ont grimpé à 1,51%, juste après la publication de commandes de biens durables bien plus fortes que prévu en août aux États-Unis (+1,8% contre +0,6% attendus).

C'est le plus haut niveau des rendements depuis fin juin.

"Il y a de nombreux signes qui montrent que l'économie va mieux, ce qui explique la hausse des rendements", a souligné l'analyste.

"Les commandes de biens durables sont ressorties très fortes, une raison de plus de penser que les rendements obligataires devraient continuer à augmenter", a-t-il assuré.

Le secteur technologique buvait la tasse, alors que les problèmes s'accumulent dans l'approvisionnement en semi-conducteurs. Apple perdait 1,69% à 144,39 dollars. 

"Des informations de presse rapportent que certains fournisseurs d'Apple, de Tesla et de nombreux fabricants de semi-conducteurs sont contraints d'arrêter la production cette semaine en raison d'un décret en Chine visant à économiser l'électricité", relevait Patrick O'Hare de Briefing.com

Les difficultés et goulets d'étranglement dans la chaîne de production sont un des facteurs d'inflation. Les investisseurs guetteront la publication vendredi de l'indice PCE, le baromètre favori de la Fed pour mesurer les prix.

"Les perturbations des chaînes d'approvisionnement (...) ajoutent à l'angoisse de l'inflation", estimait Patrick O'hare.

"Cela promet un chemin cahoteux pour les taux cette semaine", ajoutait Peter Cardillo, alors que les bons du Trésor, dont les taux montent à l'inverse de leur prix, font figure de valeurs refuge pour se protéger de l'inflation.    

Facebook lâchait 1,19% à 348,73 dollars alors que le géant des réseaux sociaux a annoncé lundi mettre sur pause le développement d'une version d'Instagram pour les moins de 13 ans, après les critiques émises au nom de la santé mentale des enfants.

Six des onze secteurs du S&P restaient dans le vert, emmenés par les actions en forte hausse (+3,34%) du secteur énergétique. Les prix du pétrole gagnaient plus de 2% pour atteindre un plus haut en trois ans. Le Royaume-Uni connaissait des pénuries d'essence sous l'effet d'achats de panique.

Les titres industriels (+0,66%) et ceux des banques (+1,43%) tiraient le Dow Jones tandis que ceux des technologies de l'information (-1,33%), sensibles à l'inflation, plombaient le Nasdaq.

Nasdaq

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