Wall Street, déstabilisée par un chiffre de l'emploi décevant, clôt en ordre dispersé

Wall Street, déstabilisée par un chiffre de l'emploi décevant, clôt en ordre dispersé
Des passants devant le New York Stock Exchange (NYSE) et une statue de George Washington à Wall Street (New York), le 23 mars 2021
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publié le mercredi 04 août 2021 à 22h52

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, déstabilisée par des créations d'emplois décevantes dans le secteur privé en juillet aux Etats-Unis.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 0,92% à 34.792,67 points.   

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a grappillé 0,13% à 14.780,53 points mais l'indice S&P 500, qui avait atteint un record la veille, a reculé de 0,46% à 4.402,66 points.

"Les marchés ont digéré des données économiques mitigées, notamment un rapport sur l'emploi décevant qui a remis au premier plan les inquiétudes concernant le pic de croissance et des bénéfices", estimaient les analystes de Schwab.

Les créations d'emplois dans le secteur privé en juillet, selon l'enquête mensuelle de la firme ADP, sont ressorties inférieures de moitié à ce qui était prévu, soit 330.000 seulement.

Des commentaires du vice-président de la Fed, Richard Clarida, indiquant qu'il pourrait soutenir dès cette année une réduction des achats d'actifs, donc une diminution du soutien monétaire, si l'économie le permet, ont aussi refroidi les investisseurs.

Neuf des onze secteurs du S&P 500 ont conclu dans le rouge, à commencer par l'énergie (-2,93%) dans le sillage de la chute des cours du brut. Ceux-ci ont plongé du fait d'une hausse inattendue des stocks américains de pétrole brut, un autre signe négatif pour la demande d'or noir et donc l'activité.

- Fin des beaux jours ? -

Pour Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, il y a le sentiment parmi les investisseurs que "les beaux jours sont derrière nous".

"Les marchés actuellement punissent même des compagnies qui arrivent à surprendre en bien ou en très bien au niveau de leurs résultats", soulignait le gérant de fonds.

"Cela veut dire que les investisseurs considèrent qu'on est arrivé à un sommet des bonnes nouvelles, une crête au niveau des profits et que cela annonce des jours plus difficiles", a-t-il ajouté. 

Sur le plan des actions, le constructeur automobile General Motors (GM) a perdu 8,79% à 52,79 dollars après une prévision annuelle de bénéfice par action en deça des attentes. GM s'attend en outre à une poursuite des difficultés d'approvisionnements en semi-conducteurs.

Bien qu'il ait affiché des profits pour la première fois, le service de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) Lyft a abandonné 10,56% à 49,53 dollars. La société a pourtant dégagé un bénéfice net de 23,8 millions de dollars d'avril à juin pour un chiffre d'affaires de 765 millions de dollars.

Le titre de son rival et leader du secteur Uber qui a encore annoncé une perte opérationnelle mais prévoit d'être rentable au 4e trimestre, a fini en recul de 2,29% à 41,81 dollars et perdait plus de 5% dans les échanges électroniques après la clôture.

Le fabricant du futur vaccin anti-Covid Novavax a bondi de 18,69% à 223,81 dollars après que la Commission européenne a annoncé avoir conclu un contrat pour l'achat anticipé de 200 millions de doses de son vaccin une fois qu'il aura été approuvé par l'Agence européenne des médicaments. 

Le titre de l'application de courtage Robinhood, introduit en Bourse la semaine dernière, faisait l'objet d'une intense volatilité après une grande activité sur ses options. L'action, introduite sans guère de succès à 38 dollars jeudi dernier, a flambé de 50,41% à 70,39 dollars. Sa cotation a été plusieurs fois brièvement suspendue en début de séance alors que le titre grimpait de 85%.

Les rendements obligataires sur la dette américaine à 10 ans étaient stables à 1,17%.

Nasdaq

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