Wall Street contrastée après un mauvais chiffre de l'emploi américain

Wall Street contrastée après un mauvais chiffre de l'emploi américain
La façade du New York Stock Exchange, le 10 août

publié le mercredi 01 septembre 2021 à 16h22

La Bourse de New York affichait un visage contrasté mercredi peu après l'ouverture de la séance, se cherchant une direction après des chiffres décevants de créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis.

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones cédait 0,03% à 35.350,69 points, tandis que l'indice Nasdaq à forte composition technologique, gagnait 0,47% à 15.331,10 points et l'indice élargi S&P 500, 0,15% à 4.529,34 points.

La journée s'est ouverte sur un indicateur macroéconomique décevant, avec l'annonce que le secteur privé n'a créé que 374.000 emplois en août, contre 625.000 attendus.

Cette déception a été attribuée, pour partie, à la résurgence du variant Delta du coronavirus et aux tensions sur le marché de l'emploi, beaucoup d'employeurs faisant état de difficultés à trouver de la main d'oeuvre.

Ralentie dans son élan alors qu'elle était bien orientée dans le vert avant Bourse après une séance de léger repli mardi, Wall Street semble avoir néanmoins relativisé la portée de cet indicateur.

"Pour la Fed (banque centrale américaine), un ralentissement des créations d'emplois en août sera une raison de patienter avant d'annoncer une réduction de ses achats d'actifs", a réagi Rubeela Farooqi, économiste en chef du cabinet High Frequency Economics, dans une note.

Pour Maris Ogg, présidente de la société de gestion Tower Bridge Advisors, "ces indicateurs d'emplois sont très irréguliers", car influencés par des perturbations liées aux suites de la pandémie, comme les tensions sur le marché de l'emploi et les difficultés d'approvisionnement.

Pour la gérante, le rapport mensuel sur l'emploi, attendu vendredi, ne devrait pas changer non plus l'humeur du marché.

"Nous devons rester concentrés sur le long terme", explique-t-elle, "parce que nous savons que cette reprise, qu'il s'agisse du marché ou de l'économie, est loin d'être terminée."

Le mois de septembre est traditionnellement un mois sujet à la volatilité, mais le principal indicateur en la matière, le VIX, se maintient, pour l'instant, à des niveaux très faibles.

A la cote, le groupe d'habillement multi-marques PVH Corp (+13,67% à 119,12 dollars) s'envolait, porté par des résultats trimestriels séduisants, notamment un bénéfice net par action qui atteint quasiment trois fois l'estimation des analystes.

L'activité du groupe est tirée par l'international et la marque Calvin Klein, dont les ventes sont en hausse de 55% sur un an.

La figure historique de l'agroalimentaire Campbell's (+3,14% à 43,04 dollars) profitait, elle aussi, de bons résultats trimestriels. Le groupe a notamment indiqué que la demande de plats préparés, qui avait accéléré avec la pandémie, restait soutenue.

En sens inverse, le titre du constructeur de véhicules électriques Lucid Motors dévissait (-10,42% à 17,88 dollars), les investisseurs initiaux de la SPAC (véhicule coté qui avait fusionné avec Lucid) étant désormais autorisés à vendre leurs titres.

Apple grimpait à de nouveaux sommets historiques (+1,62% à 154,29 dollars), affichant désormais une capitalisation boursière supérieure à 2.500 milliards de dollars.

Selon le Wall Street Journal, le groupe de Cupertino (Californie) travaille sur l'implantation d'un thermomètre et d'un indicateur de pression artérielle à ses montres connectées.

Sur le marché obligataire, le taux des emprunts d'Etat américains à 10 ans se repliait légèrement à 1,29%, contre 1,31% la veille.

Nasdaq

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