Taxe sur les superprofits : Aurore Bergé menace les entreprises, "si les efforts ne sont pas assez soutenus"

Taxe sur les superprofits : Aurore Bergé menace les entreprises, "si les efforts ne sont pas assez soutenus"
La présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, le 11 juillet 2022.

publié le vendredi 05 août 2022 à 11h16

"Notre enjeu, c'est de faire en sorte que là où vous avez des profits nettement supérieurs à ce qu'ils ont pu être dans les années passés, il y a de la redistribution", a résumé la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, sur Europe 1 ce vendredi 5 août.

Le débat se poursuit autour de la taxations des superprofits. Ce vendredi 5 août, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, a prévenu les entreprises au micro d'Europe 1.

"Si les efforts ne sont pas assez soutenus, si ces entreprises ne contribuent pas assez, ne redistribuent pas assez aussi vis-à-vis de leurs propres salariés en France, on ne s'interdira évidemment pas d'avoir cette réflexion en matière fiscale", a-t-elle assuré.


"C'est un vrai débat qu'on a eu et c'est un débat qu'on aura sans doute. Les entreprises doivent évidemment payer des impôts en France et nous sommes la majorité qui a permis, notamment, que les fameux Gafa payent enfin de la fiscalité en Europe et en France. On est très à l'aise sur la nécessité de ces grandes entreprises à contribuer fiscalement en France", a expliqué Aurore Bergé.

Puis d'estimer que les superprofits sont "difficiles à caractériser." "Les Insoumis veulent taxer systématiquement, on a échappé à de nombreuses nouvelles taxes. Notre enjeu, c'est de faire en sorte que là où vous avez des profits nettement supérieurs à ce qu'ils ont pu être dans les années passés, il y a de la redistribution", a résumé la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.

"Valait-il mieux une taxe -un produit différé pour les Français dans un an, deux ans, trois ans- ou valait-il mieux tout de suite une baisse des prix ? Sur l'essence, je préfère qu'on ait dès septembre 30 centimes de baisse grâce à l'État et 20 centimes supplémentaires avec le concours de Total", a-t-elle justifié.

Les MoDem pour une "réflexion" à l'automne  

Dans la majorité, les députés MoDem ont plaidé cette semaine pour une "réflexion" à l'automne sur la taxation des "superprofits" d'entreprises, "une question qui taraude nos concitoyens", renvoyant notamment à une "mission flash" lancée par la commission des Finances.

Majorité et LR ont rejeté les amendements sur le sujet lors de la discussion du paquet pouvoir d'achat à l'Assemblée et au Sénat. Selon le porte-parole du groupe MoDem Bruno Millienne, c'est malgré tout "un sujet d'actualité" : "C'est vrai que quand vous en discutez autour de vous, pas une personne ne va vous dire qu'elle trouve ça décent que certaines entreprises fassent des profits considérables en pleine période d'inflation", quand "les gens ont du mal à boucler les fins de mois".

"On ne pourra pas s'exonérer de cette réflexion. Je ne sais pas si ça aboutira sur quelque chose mais la réflexion sera portée par tous les groupes" à l'automne durant l'examen du budget, a assuré le centriste.

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