Hausse des prix des carburants : le chèque carburant "est la solution la plus juste et la plus efficace", estime Bruno Le Maire

Hausse des prix des carburants : le chèque carburant "est la solution la plus juste et la plus efficace", estime Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 20 octobre 2021 à l'Elysée.

publié le mercredi 20 octobre 2021 à 22h17

Plus difficile à mettre en place que la baisse des taxes, le chèque carburant serait néanmoins coûteux sur le long terme, a expliqué le ministre de l'Economie mercredi soir sur le plateau de BFMTV.

Face à la hausse des prix des carburants, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis mercredi 20 octobre sur le plateau de BFMTV d'"amortir le choc et protéger les Français qui en ont le plus besoin". Alors que le gouvernement doit annoncer "d'ici la fin de la semaine" un dispositif "simple, juste et efficace" pour aider les Français, le locataire de Bercy a répété qu'il était plutôt pour un chèque carburant. 



"Je pense que c'est la solution la plus juste et la plus efficace du point de vue environnemental", a-t-il expliqué estimant que cette option permettrait de mieux "cibler" les Français qui ont le plus besoin d'une aide financière. 

Cette solution est plus difficile à mettre en place que le blocage des prix ou la baisse des taxes, mais serait moins coûteuse sur le long terme pour les finances publiques. "Si vous baissez les taxes de 10 milliards d'euros en 2022, je n'imagine pas que notre majorité ou une autre les remonte en 2023. Ca veut dire, que sur 10 ans ce n'est pas 10 milliards d'euros que nous allons dépenser, mais 100 milliards. Soit l'argent dont nous avons besoin, pour électrifier massivement le pays, développer des énergies renouvelables et construire des centrales nucléaires", a avancé Bruno Le Maire.



Par ailleurs, la baisse des taxes est "contraire à ce que nous voulons faire en matière d'environnement, c'est-à-dire décarboner la France, investir dans les énergies renouvelables et dans le nucléaire", a ajouté le ministre, indiquant malgré tout que cela reste "un choix que nous étudions". 
 

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