Essence : le prix du litre s'approche des deux euros

Essence : le prix du litre s'approche des deux euros©FRANCK FIFE / AFP

publié le mardi 14 septembre 2021 à 11h45

Alors que cette hausse s'ajoute à celles des prix du gaz et de l'électricité, le gouvernement surveille la situation.  

Un litre d'essence à plus de deux euros ? Alors que les prix des carburants ont augmenté partout en France, dans certains stations-services, notamment à Paris et sur les autoroutes, les prix du sans-plomb 95 et du sans-plomb 98 se sont envolés. Comme le révèle un article du Parisien publié mardi 14 septembre, le SP95 a atteint 1,99 euro dans le 11e arrondissement de Paris, 1,94 euro dans le 14e ou encore 1,91 euro à Bandol (Var).

Il a même dépassé le seuil des deux euros à l'Île d'Yeu (2,06 euros), un record à relativiser par la situation insulaire de ce territoire.



Concernant le SP98, les prix ont atteint 1,99 euro à Varennes-Changy (Loiret), à Saint-Tropez et à Saint-Léger (Charente-Maritime), 1,98 euros à Sailly-Flibeaucourt (Somme), Pont (Côte-d'Or), Dommartin-lès-Toul (Meurthe-et-Moselle), Monnaie (Indre-et-Loire) et Saint-Jeoire-Prieuré (Savoie).
 
En un an, les augmentations ont été importantes pour tous les carburants. Ainsi, le SP95 E10 (avec 10% de bioéthanol) se vend cette semaine à 1,586 euro le litre en moyenne, c'est-à-dire 25,7 centimes de plus qu'il y a un an, soit une hausse de 19,30%, souligne le quotidien. Le diesel, lui, a augmenté de 24,6 centimes en un an pour atteindre en moyenne 1,469 euro le litre cette semaine. Cela représente une hausse de 20,10%. Début juillet, les prix moyens étaient de 1,54 euro pour le SP 95 et 1,43 euro pour le gazole.


Au ministère de l'Economie, on relativise, estimant que les prix des carburants "retrouvent simplement leur niveau d'avant-crise Covid". "C'est plutôt bon signe, l'économie repart", a-t-on indiqué au Parisien. Le gouvernement a toutefois indiqué surveiller la situation, cette hausse des prix des carburants venant s'ajouter à celles des prix du gaz et de l'électricité.

"Plusieurs mesures sont envisageables, même si à ce stade, rien n'est arbitré", indique-t-on dans l'entourage de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.
 

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