Le référendum sur les chômeurs : une des promesses choc de Sarkozy
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Des mesures de président... Ou des propositions de candidat ? Alors que sa déclaration se confirme et que "le rendez-vous approche" comme il le dit lui-même, Nicolas Sarkozy livre dans une longue interview au Figaro-Magazine une série de propositions.
Le chef de l'Etat, qui rappelle son opposition au mariage gay et à l'euthanasie, veut fonder son action sur 3 valeurs : le "travail", la "responsabilité" et l'"autorité". Et il compte s'attaquer au problème de l'emploi, et de la situation des chômeurs.
Il veut ainsi créer un "nouveau système dans lequel l'indemnisation ne sera pas une allocation que l'on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l'emploi versera à chaque demandeur d'emploi en contrepartie de la formation qu'il devra suivre".
En cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet, "il faudrait sans doute réfléchir à l'opportunité de s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion sur ce système d'indemnisation du chômage et sur la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat", annonce le chef de l'Etat, qui n'a organisé aucun référendum depuis 2007.
Cette idée a aussitôt provoqué un tollé chez les adversaires du chef de l'Etat : pour François Bayrou, "cibler les chômeurs, en faire un sujet d'affrontement au sein de la société française, comme s'ils étaient le problème et pas l'absence d'emploi, c'est une perte inacceptable du sens des responsabilités". Le porte-parole du PS Benoît Hamon dénonce une "stigmatisation des chômeurs". Eva Joly, elle, accuse le président d'aller "braconner sur les terres de la droite extrême". Enfin le FN accuse Nicolas Sarkozy d'essayer de récupérer les idées de sa candidate Marine Le Pen qui défend l'idée d'une "République référendaire".
(DioraNews)