Le Palais de l'Elysée.
- © Photo AFP
La polémique prend de l'ampleur. Marine Le Pen est à cran avec ce dossier. Frédéric Nihous ne sait toujours pas s'il pourra valider sa candidature. Quant à Christine Boutin, elle promet un tremblement de terre médiatique et le pire à Nicolas Sarkozy si elle n'a pas ses 500 signatures. Le chef de l'Etat ne veut rien entendre à ce sujet. François Hollande prend le contre-pied et se dit pour un changement des règles.
Le gouvernement ne veut pas en entendre parler. Il écarte toute réforme immédiate du système des parrainages des élus pour la candidature à la présidentielle. Valérie Pécresse estimant même impossible une telle modification. "Les séances d'indignation, de médiatisation et de victimisation du Front national, on en est coutumier depuis vingt ans ou trente ans", a déclaré la porte-parole du gouvernement avant d'ajouter: "S'il y a un problème de loi électorale il faut y réfléchir sereinement et en dehors du calendrier électoral lui-même."
Le vice-président du Front national, Louis Aliot, accuse en retour Valérie Pécresse de mensonge. "Le gouvernement a été alerté depuis longtemps sur l'absurdité d'un tel système et sur la nécessité d'une réforme", estime-t-il. Marine Le Pen, qui peine à décrocher les 500 signatures nécessaires, accuse Nicolas Sarkozy qui refuse de revoir la règle, d'avoir "violé toutes les règles républicaines" au motif que le Conseil constitutionnel devait se prononcer, sur requête du FN, sur la question d'ici au 22 février.
"Moi, pour ce qui me concerne, je suis pour, le moment venu, de changer ces règles de présentation" souligne François Hollande. Pas pour qu'elles deviennent anonymes, mais qu'on puisse dire par exemple que des citoyens puissent eux-mêmes parrainer dans certaines circonstances."
Christine Boutin, après avoir poussé un cri de colère au mois de janvier, soutient maintenant que, "oui", elle allait obtenir ses 500 parrainages. Mais elle n'en continue pas moins sa bataille contre "le blocage du système" par les partis majoritaires. Et elle part en guerre contre la proposition de François Hollande: "Il faudrait que ce soit par centaines de milliers et donc ça coûte très cher !", jugeant par la même occasion que le candidat du PS "n'est pas confronté à la réalité."
Michel Barisano (DioraNews)