Jacques Cheminade affirme qu'il dispos de plus de 500 promesses de parrainages d'élus
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Jacques Cheminade n'est pas le plus connu des candidats en lice pour cette élection présidentielle. Et pourtant mardi matin sur RMC, l'essayiste politique a affirmé qu'il disposait de plus de 500 promesses de parrainages d'élus. Déjà candidat en 1995, il n'avait pas pu se présenter en 2002 et 2007, ne recueillant pas ses 500 signatures. L'annonce de Jacques Cheminade peut donc surprendre, quand Marine Le Pen crie haut et fort ne disposer que de 340 promesses. Mais son équipe de campagne l'assure: "On ne bluffe pas". L'entourage de Jacques Cheminade est catégorique : "On est sur le terrain depuis des mois et des mois et quand on a commencé, il n'y avait que nous, les gens de Lutte Ouvrière, et un peu ceux de (Nicolas) Dupont-Aignan". Avant de poursuivre: "Au Front National, ils n'ont pas de militants. Et ils s'y sont pris extrêmement tard".
La kyrielle de "petits candidats" peut-elle faire basculer le scrutin suprême ? On se souvient des fameux 2,32% obtenus par Christiane Taubira au premier tour en 2002, alors candidate du Parti radical de gauche. Selon certains socialistes, cette candidature avait contribué à l'éparpillement des voix "de gauche" et aurait été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour. Un argument pourtant battu en brèche, car Jean-Pierre Chevènement lui-même avait recueilli 5,33% des suffrages exprimés. Qu'importe ! Le mal est fait : des candidatures de moindre envergure pouvant grignoter de précieux demi-points de pourcentage, il faudrait donc voter utile... à droite comme à gauche.
Principal trublion visé ces derniers temps, Hervé Morin obtiendrait 1% des intentions de vote. L'ancien ministre de la Défense, qui préside depuis 2008 le Nouveau Centre, avait officialisé sa candidature le 27 novembre 2011, renforcée par le renoncement de Jean-Louis Borloo en octobre dernier. Depuis, il n'exclut plus de se retirer de la course en mars s'il ne décolle pas dans les sondages et si les scores de Marine Le Pen restent forts. "Si je suis à 0,5 % dans les sondages au 15 mars, au moment du dépôt des candidatures, [...] on peut aussi avoir un moment de recul et d'attention", a déclaré le candidat centriste le 13 janvier sur Canal+. Le Nouveau Centre doit se réunir en congrès le 25 février et décider, normalement, s'il soutient la candidature de son président.
Du côté des autres "petits candidats", Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) arrache seulement 1% d'intentions de vote quand Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) en récolte 0,5%, tout comme Christine Boutin. La présidente-fondatrice du "Forum des républicains sociaux", parti associé à l'UMP depuis 2002, tente de faire entendre souvent sa voix. Quant à Corinne Lepage (Cap 21) et Frédéric Nihous (Chasse Pêche Nature Traditions), ils sont crédités de... 0% d'intentions de vote. Jusqu'à présent.