François Hollande a lancé dimanche au Bourget l'acte II de sa campagne
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Cette fois, le candidat socialiste est véritable parti au combat. Dans un grand meeting au Bourget, devant 25 000 personnes, dimanche, François Hollande a tenu un discours très offensif contre "le président sortant", sans jamais le nommer. Il s'est présenté comme le candidat de "l'égalité", face à son "véritable adversaire, qui n'a jamais été élu et ne sera pas candidat, le monde de la finance". Il a également parlé de lui, de son "amour des gens quand d'autres sont fascinés par l'argent", en somme, il a tenté de contredire ce qui l'accuse d'être trop discret ou trop mou.
Car la campagne de celui qui, pourtant, domine les sondages, n'a pas été exempte de couacs ou de faiblesses jusqu'à présent. Les premiers ont suivi l'accord avec les écologistes d'EELV. Le texte commun signé par les 2 formations a aussitôt fait l'objet d'attaques de la droite et de contradictions de l'équipe socialistes. Tout d'abord sur le nucléaire qui, selon le texte, devait âtre au coeur d'une "reconversion" mais que François Hollande a affirmé vouloir maintenir. Puis les deux partis de gauche se sont opposés sur la question du siège de la France au Conseil de sécurité de l'ONU et enfin sur le partage des sièges dans plusieurs circonscriptions.
Plus récemment, c'est au sein de sa propre formation que François Hollande a été contredit. Michel Sapin et lui ont donné des versions opposées de la suppression du quotient familial, puis le "M.Finances" de l'équipe Hollande, Jérôme Cahuzac, a contredit une des annonces phares de son leader: la création de 60 000 postes dans l'Education nationale, parlant d'un simple "redéploiement". Après les divisions inhérentes à la primaire, il était temps de resserrer les rangs, Martine Aubry et François Hollande ont donc rappelé chacun à l'ordre dans la semaine avant la tenue du grand meeting du Bourget.
Enfin, nombre d'observateurs dénoncent depuis plusieurs mois déjà le manque d'un programme du candidat socialiste. Il en a pourtant esquissé les grandes lignes dimanche, promettant le doublement du plafond du livret A, une taxe sur les transactions financières, la fin du non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 ou encore l'inscription de la loi de 1905 (sur la laïcité) dans la constitution. L'ensemble du programme devrait être détaillé et publié jeudi.
Caroline Magnan (DioraNews)