Nicolas Sarkozy réunit mercredi à l'Elysée les partenaires sociaux
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À moins de 100 jours de la présidentielle, c'est le grand évènement annoncé par Nicolas Sarkozy pour la fin de son mandat. Le sommet social, rebaptisé depuis "sommet de crise", réunira ce mercredi à l'Élysée le gouvernement et les partenaires sociaux avec, en tête, plusieurs mesures fortes.
La première, celle qui a déjà été largement débattue, c'est la TVA sociale. Il s'agit de faire baisser le coût du travail en basculant une partie de la charge du patronat vers les consommateurs via une hausse de la TVA. Celle-ci pourrait être augmentée de 3 points. Ou bien augmenter plus légèrement, mais être doublée d'une hausse de la CSG. La mesure, dont François Fillon a annoncé qu'elle serait présentée au Parlement dès février, mécontente les syndicats. La CGT l'a déjà baptisée "TVA antisociale". Pour calmer les mécontents qui dénoncent une nouvelle mesure en faveur des patrons et contre les plus pauvres, le gouvernement pourrait contrebalancer en mettent en place son autre mesure très commentée de ces derniers jours: la taxe sur les transactions financières. Mais celle-ci rencontre encore des difficultés, notamment au niveau européen.
Autre piste du gouvernement: le chômage partiel. Afin de limiter les licenciements, la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises défend un recours plus simple à ce système. Les délais de mise en place seraient notamment raccourcis et les salariés placés en chômage partiel incités à profiter de ce temps pour se former, en échange d'une rémunération égale à 100% de leur salaire. Cette mesure est plutôt bien accueillie par les partenaires sociaux même si son coût (610 millions d'euros en 2009) a été pointé du doigt par la Cour des comptes.
Au menu du sommet, on compte également les "pactes compétitivité-emploi" qui permettraient aux entreprises en difficulté de réduire, sur une période donnée, les salaires ou d'adopter une nouvelle durée du travail.En échange, elles s'engageraient à ne pas licencier. Les syndicats sont opposés à ce projet qui, selon les termes de la CGT, "consiste à faire payer la crise aux seuls salariés".
Le gouvernement compte également mener, une fois encore, l'offensive contre les 35 heures. Les syndicats, eux, comptent au contraire réclamer la fin des exonérations de charges dont bénéficient les entreprises sur les heures supplémentaires et qui coûtent à l'État 4,5 milliards d'euros par an, en comptant également les exonérations d'impôts accordées aux salariés.
Au final, le sommet s'annonce donc tendu. La CGT a d'ores et déjà annoncé une manifestation mercredi pour faire pression sur les participants au sommet et Jean-Claude Mailly (FO) compte "envoyer bouler" Nicolas Sarkozy sur le thème de la TVA sociale.
Caroline Magnan (DioraNews)