La hausse de plus de 3% a mis les associations d'usagers en colère
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Volée de bois vert pour la SNCF. Mardi soir, la compagnie a annoncé une hausse de 3,2% de ses tarifs qui entrera en vigueur le 3 janvier. Elle concerne surtout les TGV et les trains interrégionaux. En pleine "trêve des confiseurs", cette annonce aurait pu passer inaperçue. C'est le contraire qui s'est produit.
Dès mercredi, les représentants des usagers sont montés au créneau pour dénoncer une hausse "excessive" selon la FNAUT (Fédération des associations d'usagers des transports), et qui vient s'ajouter à l'augmentation du prix des TER. L'association des voyageurs de la région ouest (AVUC) va même plus loin et demande un "gel immédiat" des tarifs. Un mouvement de grogne soutenu par les cheminots eux-mêmes, puisque leur syndicat CGT accuse la SNCF de "tourner le dos aux valeurs du service public".
Réponse de la compagnie ferroviaire : cette hausse, importante cette année, s'explique en partie par la hausse de la TVA décidée par le gouvernement. Elle passe de 5,5 à 7% sur les billets de train, et il faut bien répercuter le surcoût. Une autre partie de l'augmentation est liée simplement à l'inflation.
Alors que s'amorce la campagne pour 2012, les responsables politiques se sont emparés du sujet. Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande, se dit "choqué" par cette hausse car les Français payent 2 fois : l'inflation et la hausse de la TVA. Au Front national on demande un gel immédiat des tarifs.
Une hausse qui tombe mal en tout cas pour le gouvernement, qui avait promis de promouvoir les transports en commun afin de limiter les émissions de CO2 (DioraNews)
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