Des personnes s'incrivent sur les listes électorales, à Paris, en 2011.
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La polémique n'a pas tardé à éclater. Le peu d'engouement autour des inscriptions sur les listes électorales laisse perplexes de nombreux politiques, Manuel Valls et Nicolas Dupont-Aignan en tête. Et étonnamment, les membres du gouvernement ne sont pas nombreux à battre le rappel des troupes.
Sa colère froide a marqué les esprits. Le président de Debout la République et candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s'est dit "scandalisé" lundi matin par l'absence de campagne d'information sur l'inscription sur les listes électorales à moins d'une semaine de l'échéance. "Je suis scandalisé (...) Cela me semble suspect". Le député souverainiste de l'Essonne affirme qu'il n'est "pas un rabatteur et pas un marchand de tapis" mais il estime qu'il "est quand même temps qu'il y ait une nouvelle génération politique. Je pense notamment à M. Montebourg, qui pendant la primaire a dit exactement ce que j'ai dit et qui maintenant malheureusement rejoint M. Hollande qui ne fera rien".
A gauche justement, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, raille le gouvernement. Elle estime qu'il "rompt avec tous les usages républicains, se refuse à organiser une campagne de communication digne de ce nom (...) Alors que 2012 sera une année électorale décisive pour l'avenir du pays". Elle pense que les jeunes sont les premiers concernés : "Le gouvernement se désintéresse-t-il totalement de la jeunesse ? Ou craint-il sa sanction si elle accède aux urnes ?"
En 2012, les enjeux seront lourds de conséquences. Et généralement, ces scrutins redonnent de la motivation aux non-inscrits. Sauf cette année ! Bien sûr de nombreuses personnes se sont déplacées jusqu'à leur mairie, mais dans des proportions bien inférieures à 2006. 1,4 million de nouveaux inscrits avait été comptabilisé en 2006. Cela représentait +40% par rapport à 2001. Il faut aussi dire que de nombreux élus avaient soufflé sur les braises en rappelant l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002.
Pour le moment, on ne se bouscule pas aux guichets. Mais la situation varie d'une grande ville à l'autre. Ça reste très calme à Lyon alors qu'à Toulouse, les services municipaux observent une forte demande. Il manque encore 8.000 inscriptions à Rennes pour rééditer la performance de 2006. A Paris, ça patine aussi.
La question reste toujours la même : 2012 risque d'être une élection qui pourrait susciter moins d'engouement qu'en 2007. Scrutin qui mettait aux prises deux personnalités candidates à l'Elysée pour la première fois, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Après vendredi soir 18h, il sera trop tard.
Michel Barisano (DioraNews)